Un président à mille lieues de ses concitoyens

Ce mardi  11 juin 2019, à Genève, le président de la République française a reconnu à propos de la révolte des gilets jaunes, que "Nous avons construit des réponses, trop loin de nos concitoyens. Et plus loin, Emmanuel Macron revient sur le traitement accordé aux gilets jaunes et déclare ne pas vouloir refaire "la même erreur".

 Certains journalistes  ont estimé que le président avait "esquissé des excuses" envers le mouvement des gilets jaunes. D’autres sont même allés jusqu’à y voir l’aveu d’« un mea culpa ».

Je pense pour ma part, qu’E. Macron ne reconnait d’aucune façon avoir commis une FAUTE. Il ne s’agit pour lui que d’une erreur tactique.

Mais pouvait-il agir autrement étant donnée sa personnalité ?  Non ! Sa réponse n’a pas été empathique, mais seulement cérébrale. Il a « construit » des réponses inappropriées, « trop loin de nos concitoyens ».

Or cet élément de phrase est assez ambigu. Lors de cette crise qui l’a pris au dépourvu, de quel lieu a-t-il parlé ?

De son bureau de président attentif et responsable ou du sommet vaporeux de l’Olympe ?  Ce lieu mythique pourrait expliquer le relent de mépris qu’il laisse échapper dès qu’il ouvre la bouche. « Moi, Emmanuel 1er,  Président, j’aurais sans doute dû m’abaisser au niveau de ces nuls, et pour me faire bien comprendre, peut-être même aurais-je dû leur parler « petit nègre. Moi, Grand Président de la République, vous, minuscules.  Moi savoir, vous ignorants, vous devoir fermer clapets, sinon pampan cucul ! ».

Cet enfant gâté, dépourvu de l’intelligence du cœur mais prédisposé à la comédie, a très habilement été coaché à cet endroit, avec tout ce qu’il faut de vernis et surtout d’argent pour animer une campagne. Ensuite, entouré de personnes compétentes mais qui ne peuvent pas vraiment agir à sa place, Emmanuel Macron expose sa totale absence d’humanisme.

Comment va se passer la seconde partie de son mandat ?

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