Baroin, l’imposteur
Un article de Joseph Confavreux, de MDP, ouvrait, ce jour, la Une sous ce titre : « Critiquer les riches, mais pour quoi faire ? » désirant que ce sujet ne devienne pas un débat central ou même un écran de fumée.
Pour ma part, je ne pense pas que les riches soient en soi critiquables : un riche est fait pour s’enrichir, plus il en a, plus il en veut. C’est dans l’ordre des choses. Ce qui ne me paraît pas normal, c’est qu’il le soit ou le devienne au détriment des autres. Si le riche est à classer parmi les nuisibles, c’est au système qu’il le doit. Il ne paraît en effet pas normal qu’il s’empiffre alors que la majorité de ses voisins tente de survivre. Or selon un rapport du « Crédit suisse », la France est le pays d’Europe qui compte les plus de millionnaires (2.6 millions de personnes en France possèdent au moins un million de dollars.
Est-ce un pur hasard ?
Je ne le pense pas. Il est évident que la politique de la droite, surtout depuis la présidence actuelle, favorise les riches et pénalise les autres citoyens. Et ce n’est plus Baroin qui pourra prétendre le contraire. Il a bien essayé mais son imposture vient d’être mise à jour :
Dans la chronique de la semaine du « Monde-économie » de ce mardi 28 octobre, et intitulé « Fiscalité : quand Bercy veut étouffer le débat » Thibaut Gajdos, du CNRS, dénonçait ce que prétend le Ministre des finances par l’organe des « Echos » affirmant que l’impôt en France est progressif.
Des économistes que cette affirmation surprenait ont étudié avec minutie la question. Thomas Piketti éventa l’imposture : les taux d’imposition évoqué par Bercy ont été calculés en fonction du revenu imposable et non du revenu réel. Autrement dit, une part importante du revenu des riches échappe à l’impôt donnant l’illusion d’une imposition juste.
Cette tricherie patente, destinée à tromper la majorité des contribuables qui, eux, ne bénéficient pas de telles largesses est officiellement organisée et cautionnée par Baroin.
C’est donc en sortant des statistiques pareillement trafiquées que le Gouvernement tente aujourd’hui de contrer le projet socialiste qui, fort heureusement pour les citoyens, se veut « honnête ».
Tous les moyens sont donc bons, y compris les illégaux pour permettre au gouvernement de conforter son Pouvoir : Squarcini, le patron des renseignements intérieurs, est mis en examen pour espionnage illégal des journalistes et toujours en fonction, protégé par le chef de la police, Guéant.
De quoi expliquer l’absence de confiance de la majorité des citoyens en ce gouvernement.