L'histoire pourrait commencer avec un gamin de quinze ans qui bombarde de tomates et vise au pistolet à billes le visage d'une policière en faction devant un édifice public. La dame excédée, finit par faire un rapport à sa hierarchie qui en prévient une autre. Les faits sont sérieux : atteinte à personne détentrice de l'autorité publique, volonté de blesser...
Le délinquant est-il embarqué au commissariat ? Les parents sont-ils convoqués ? Une procédure est-elle engagée à l'égard d'un mineur, avec juge d'enfant, mesures punitives et bien sûr préventives ? Placement éventel en Centre pénitentière fermé pour mineurs ? Non pas question, d'ailleurs la victime refuse de porter plainte, ça n'ira donc pas plus loin. Ce fait très regrettable restera du domaine privé.
Mais qu'adviendra-t-il de cet adolescent qui échappe au sort du commun des mortels en restant impuni ? N'est-ce pas ainsi que l'on fait des voyous ?
« Mais très cher, ne savez-vous donc pas que les voyous se fabriquent précisèment là où la société jette ce type de garçons, dans ces affreux centres de redressemment, qui les mènent droit à la prison, et là, c'est bandits qu'ils deviendront ! Non, si l'on peut éviter aux fils de bonne famille un traitement dégradant, c'est quand même préférable. Il suffit qu'un père à poigne intervienne fermement et lui fasse la leçon. N'est-ce d'ailleurs pas ce qui s'est passé ? Le père a sans doute réprimandé son fils. Il a même, je crois, offert à la victime de la dédommager en lui offrant une promotion ?
Des vidéos de Mohamed Merah montre un garçon, souriant, plein de vie, heureux.
Quel gâchis qu'un tel jeune homme n'ait pu faire qu'une série de choix exécrables qui l'ont mené aux crimes. J'ai entendu parmi les reportages une femme s'écrier : « ce n'est pas un être humain » Or je pense que c'est parce que Mohamed Mérah, ce petit toulousain, est bien un être humain, comme moi, comme vous, qu'il a pu pu commettre ces crimes horribles.
Seulement lui, à quinze ans n'a pas eu un papa qui s'appelait Sarkozy.