Encore des raisons d’espérer

Aucun problème pour dénicher les malheurs et malfaçons qui rendent difficile, voire insupportable la vie des terriens. Il semble, non pas plus compliqué, mais moins intéressant de commenter les bonnes nouvelles.

 Peut-être que cette réticence nous vient du fond des âges, où les sociétés se régissaient à coups de supertition :  Si l’on est heureux, mieux vaut ne pas en parler, car le bonheur proclamé attire la malédiction. Récemment, le Monde abordait la question des multiples indices de superstition semés dans le domaine ô combien scientifique et rigoureux de la recherche spatiale. Alors, pourquoi de telles réticences n’entacheraient-elles pas la rigueur journalistique.

Pour ma part je n’oublierai jamais, la stupeur qui m’a saisi, tout jeune journaliste, en entrant dans les années 50, dans la salle de rédaction du journal régional qui m’avait embauché. Y rêgnait une atmosphère inhabituelle de liesse : Le journal venait de mettre la main sur un scoop exceptionnel. Une fillette du pays s’était fait massacrée  avec un sadisme tel qu’il allait doubler le nombre de lecteurs et donc de bénéfice, sans compter le point marqué contre le journal concurrent.

Si bien qu’aujourd’hui je prends plaisir à relever des raisons d’espérer.

Ainsi le portrait de Laurence Boone, « économiste sans frontières », selon le monde de ce lundi, que l’article décrit comme hyper-compétente, non sectaire, à l’écoute des autres et sachant partager son savoir.

Et aussi l’influence grandissante d’un jeune homme plein de promesse, Adrien Quatennens, mesuré, cultivé, et sachant garder son calme et son écoute dans un secteur, la politique, où il est si facile de s’emballer.

Et Médiapart, dont je suis étonné  du peu d’écho qu’a suscité cet organe de presse si original et performant en créant un moyen génial à mes yeux de profane d’échapper à la violence du capitalisme. Instaurer sa FONDATION qui non seulement met son trésor de guerre à l’abri de toutes les rapacités, mais en garantit son augmentation et l’indépendance de cette presse.

Que de raisons d’espérer.

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