Paroles de dictateur

Le dernier discours de Monsieur Macron n’est pas digne d’un Président d’une République. Il ne fait que s’affirmer en tant que dictateur. Un dictateur, ça dicte !

Un dictateur, ça dicte d’autant plus fermement que la frousse d’une destitution qui a précédé lui remue encore les entrailles. Il a eu très peur, il tente de l’oublier et de l’effacer de la mémoire collective en affirmant haut et fort qu’il a raison sur toute la ligne et n’a rien à changer. Il le sait, de science infuse, alors que de nombreuses personnes qualifiées dénoncent ses décisions. Mais il n’en a que faire, il sait.

Ce dictateur, plein de morgue, méprise les citoyens.

Ainsi, il tente de justifier son attitude méprisante comme un des éléments de son autorité. Il sait où il va et l’impose. Point !

Parmi les nombreuses critiques négatives commentant ce discours, je me contenterai de revenir sur un point indiscutablement ahurissant :

Monsieur Macron reconnait la nécessité d’un plus d’humanité dans la gouvernance du Pays, sans pourtant avouer en manquer gravement. Pour preuve  la raillerie surprenante d’une personne, Geneviève Legay, jetée à terre et blessée gravement pour avoir osé s’opposer à ses décisions en manifestant avec les gilets jaunes en tant que porte-parole d’Attac. Il s’était alors exprimé spontanément, sans lire l’éventuel billet d’un conseiller lui soufflant les mots compatibles avec sa fonction et qui masqueraient le cynisme foncier qui inspire ses décisions.

Je pense que peu de personnes, sur cette planète, enfants ou adultes, mais humains normaux, se moqueraient d’une personne à terre.

Ce mépris, cette raillerie, cette jouissance à écraser un peu plus une personne terrassée, me pose la question de la capacité qu’a cette personne de gouverner ses concitoyens.

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