Pourquoi je suis abonné à Médiapart

Bien que, restant fidèle lecteur du Monde dont je partage souvent le point de vue,  et où j’ai pu apprécier le travail d’investigation d’Edwy Plénel,  je me suis très tôt abonné à Médiapart. Sa formule interactive me séduisit alors que le monologue du journal dit « de référence » me pesait. J’avais l’impression que, pourtant bien que moins pire qu’ailleurs, les journalistes du Monde, distillaient à la plèbe du haut de leur tour d’ivoire LA vérité vraie.

Médiapart est né, avec des équipes de professionnels neuves et rigoureuses qui suscitaient le dialogue grâce aux réactions immédiates de leurs abonnés.

Matériellement indépendant de capitaux extérieurs, imperméable aux pressions externes, Médiapart est devenu menaçant pour le pouvoir en place.

Ceux qui en douteraient peuvent se reporter à cette mise ai point d’EDWY PLENEL du 26 février intitulée :  « Affaire Macron-Benalla: réponse à nos détracteurs »

Pourtant me reste concernant MDP une interrogation. Pourquoi ce silence à propos de l’assassinat sur ordre de Pasqua d’Erik Schmitt, le preneur d’otages de la maternelle de Neuilly en 1993 ?

Certes il ne s’agit pas d’un fait d’actualité, mais le dossier de l’affaire Boullin,  plus ancienne encore, a été ouvert de nouveau sur demande de la famille. Alors pourquoi n’en est-il pas de même pour l’assassinat d’E.Schmitt qui avait programmé sa seule mort pour faire tomber le nouveau gouvernement de Droite. Pourtant, MDP possède cette information ? Serait-ce donc trop banal  de révéler qu’un Ministre de l’Intérieur était un assassin ?

Des magistrats ont écrit un livre dénonçant ce crime, mais Pasqua est parvenu à poursuivre les auteurs de l’ouvrage pour diffamation. Ceux-ci ont dû payer une très lourde amende, et se faire interdire la parution de l’ouvrage. Or le Syndicat de la magistrature n’a découvert que plus tard le mobile de Pasqua : en exigeant du ministre de l’Intérieur de l’époque de n’accepter de lui parler qu’après  présentation de sa carte d’identité, Erik Schmitt, désespéré, est parvenu à ses fins ( !). En provoquant cet homme imbu de lui-même, il l’a  poussé à tuer. Pasqua a profité de l’absence momentanée du Procureur Lyon-Caen, seul chargé des décisions à prendre, s’est assuré que l’homme qui exécuterait E. Schmitt avait déjà tué. Assassinat étouffé par le pouvoir en place.

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