L’ACTE XXIV DES «GILETS JAUNES»

Médiapart, dans un article intitulé : Les annonces de Macron n’apaisent pas les «gilets jaunes» développe les diverses actions qui ont marqué cet Acte XXIV.

Mais je ne vois pas comment les Gillets Jaunes pourraient se satisfaire des poussières de perlinpinpin que sème à la volée le PDG de France.

Plus de démocratie ? Du vent !

Si les millions de personnes en grandes difficultés ont soudain été révélées à la population et aux instances officielles, c’est contre la volonté d’Emmanuel Macron qui les a violemment réprimés, ainsi que la masse des sympathisants qui réalisaient l’ampleur du scandale. S’ajouta la réponse haineuse du Pouvoir, pervertissant la vocation des forces dites du maintien de l’Ordre, avec des centaines de personnes mutilées à vie et plusieurs morts.

Comment Macron pourrait-il introduire plus de démocratie alors qu’il veut faire croire qu’il le fait en supprimant l’ENA qui a été spécialement créée pour former des cadres au service de l’Etat et qui lui échappe.

En fait il compte saupoudrer des pincées de proportionnelle pour faire croire au changement. Mais les classes laborieuses seront toujours représentées par des gens qui méconnaissent ces milieux. Résultats, la population élit des députés cadre supérieurs en majorité, puis des cadres moyens, puis des professions libérales, des politiciens recyclés. Des personnes aux ressources modestes, pratiquement aucune….

Pourquoi ne pas reconnaître la réalité des faibles ressources dont doivent se contenter des millions de citoyens pour constituer une classe qui élira ses représentants en proportion de leur nombre.

Pareil pour le corps des ressources plus élevées, le plus grand nombre sans doute et plus de représentants sortant de leur rang.

Viendraient la classe aux ressources confortables, moins de citoyens et moins de représentants, puis les très hauts revenus, un ou deux cadres supérieurs pour défendre leur intérêts en tant que députés.

Cette représentation paraîtrait aux conservateurs être le monde à l’envers, alors que ce serait enfin le monde remis à l’endroit, un monde de bon sens.

Impossible ? Que l’on me dise pourquoi.

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