Les pathologies mentales des dirigeants politiques

 Les Généralistes-CSMF –  Le syndicat de tous les spécialistes en médecine générale  (https://lesgeneralistes-csmf.fr/2016/11/23/la-folie-chez-les-politiques-cest-une-maladie-professionnelle-difficilement-evitable-2/) pose dans un de ses bulletins cette question :

Certains leaders politiques présentent indéniablement un tableau psychiatrique. Mais est-ce le pouvoir politique qui rend fou ou bien faut-il être fou pour réussir en politique ?  

Il répond  en partie à cette question :

“La folie chez les politiques, c’est une maladie professionnelle difficilement évitable

 

Avec l’élection récente de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale s’est posée la question de la santé mentale du 45e président des Etats-Unis. Au-delà de ses prises de position radicales et politiquement incorrectes, certains commentateurs se sont risqués à des diagnostics. Psychopathe, personnalité narcissique ou histrionique… les supputations sur son profil psychologique vont bon train. Avec la crainte de l’impact que la santé mentale défaillante d’un leader politique peut avoir sur la vie de millions de personnes.

 

A la suite d’un texte rapide mais que je trouve nuancé, de Sutter écrit : “le plus cocasse, c’est que si les fous sont au pouvoir, c’est parce que nous les y avons mis justement parce qu’ils sont fous”. Parce que les électeurs cherchent des leaders séducteurs, menteurs, ou manipulateurs. Nous recherchons à travers ces défauts, des hommes politiques qui nous ressemblent ou nous rassurent sur nous-mêmes. C’est peut-être cela le secret du populisme.

 

 

Se termine ainsi cet article qui offre une belle palette de syndromes à rechercher chez nos femmes et hommes politiques, préférés ou haïs :

Les critères du syndrome d’hubris

Selon Owen, pour être atteint du syndrome d’hubris, il faut présenter au moins 3 des critères parmi les 14 suivants. Certains sont uniques (*), d’autres recoupent les critères de personnalité narcissique (PN) , antisociale (PA) ou histrionique (PH) :

– propension narcissique à voir le monde comme une arène où exercer son pouvoir et chercher la gloire (PN)
– prédisposition à engager des actions susceptibles de présenter l’individu sous un jour favorable c’est-à-dire pour embellir son image (PN)
– attrait démesuré pour l’image et l’apparence (PN)
– façon messianique d’évoquer les affaires courantes et tendance à l’exaltation (PN)
– identification avec la nation ou l’organisation, au point que l’individu pense que son point de vue et ses intérêts sont identiques à ceux de la nation ou de l’organisation (*)
– tendance à parler de soi à la troisième personne ou à utiliser le “nous” royal (*)
– confiance excessive en son propre jugement et mépris pour les critiques et les conseils d’autrui (PN)
– impression d’omnipotence sur ce que l’individu est personnellement capable d’accomplir (PN)
– croyance qu’au lieu d’être responsable devant ses collègues, le seul tribunal auquel devra répondre sera celui de l’histoire (PN)
– croyance inébranlable que le jugement de ce tribunal lui sera favorable (*)
– perte de contact avec la réalité, souvent associé à un isolement progressif (PA)
– agitation, imprudence et impulsivité (*)
– tendance à accorder de l’importance à leur “vision”, à leur choix, ce qui leur évite de prendre en considération les aspects pratiques ou évaluer les coûts et les conséquences (*)
– incompétence “hubristique”, lorsque les choses tournent mal parce qu’une confiance en soi excessive a conduit le leader à négliger les rouages habituels de la politique et du droit (PH)

 

Source :
www.egora.fr

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.