Billet de blog 29 août 2011
Echos Joly
La 16ème Université d’été « Régions et peuples solidaires » s’est tenue du 25 au 27 août à Mouans-Sartoux, un beau village de Provence. Pour la première fois, cette Université qui regroupait neuf partis régionalistes et autonomistes français s’ouvrait sur L’Europe avec la participation de délégations écossaises, sardes, vénitiennes, valdôtaines…Or une invitée de marque, Eva Joly, permit à l’assemblée d’aborder la question d’une nouvelle politique, en France et en Europe, qui respecterait la particularité des régions, donnerait à celles-ci les pouvoirs réels qui lui sont refusés."Etes-vous d'accord pour accorder l'autonomie à la Corse ?",lui a demandé une militante de Corse. "Nous voulons aussi des régions autonomes" a répondu Eva Joly qui a ensuite évoqué "la réunification de la Bretagne" (par le rattachement de la Loire-Atlantique), "l'autonomie basque" (d'une région pouvant aller de l'Espagne à la France), ou encore "une collectivité territoriale unique de la Corse"."Nous voulons que chaque région puisse avoir un statut différent en fonction de ses revendications, par exemple la reconnaissance des langues régionales". Et Joly de dénoncer "la volonté hégémonique d'imposer l'unique langue française" et "les poursuites contre des maires qui s'expriment dans une autre langue".Selon Eva Joly "on ne peut pas imposer l'enseignement des langues régionales, mais on peut imposer l'offre… Pour sauver certaines langues menacées, il faut que, dès la maternelle, il soit possible de les parler".« Il faut abroger la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy, qui conduit à une plus grande centralisation. La figure du préfet est une figure napoléonienne et il est temps de rentrer dans la modernité".Pour Eva Joly, il faut aussi "sortir de l'élitisme très centralisateur des grandes écoles". "C'est toujours le premier de la classe qui a la parole, c'est un gâchis monstrueux".Eva Joly fut ovationnée.
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