Nous voici donc
bien dans l'air du temps;
d'un temps qui doit se décider
à voter en toute liberté de conscience
si se suicider
et fermer toutes les frontières,
retourner au nationalisme primaire
le plus exacerbé et le plus incendiaire
est la solution finale
et l'oeuvre d'un peuple libre
ou d'un gourou manipulateur;
si s'ouvrir au monde
et ouvrir toutes les frontières,
proposer la mixité d'une société
qui a créé l'Internet,
les réseaux de communication mondialisés,
les fusées pour aller vers le ciel
et les sous-marin pour descendre
dans les abysses de la mer,
aller vers des pays continents sans-frontière,
et au final un seul peuple planétaire,
crée une solidarité plurielle,
des réseaux mondiaux d'entre-aides
est l'oeuvre d'un peuple libre
qui n'a pas besoin
d'un gourou manipulateur
pour affronter son destin.
Les Perruches Freysinger d'un côté,
avec leurs longues perruques de blondes,
qui font de la poésie pissoir
et les Perruches Pacha K Mac de l'autre,
avec leurs longues tignasses de Sioux,
qui font de la poésie dans les boudoirs.
A vous, peuple libre,
de penser si un gourou
tire les ficelles de ce monde libre
ou si nous tous ensemble
nous tissons des liens de libres penseurs
contre les libres manipulateurs
des codes sociétaux
qui incendient de leur pensée magique
le bien pur contre le pur mal
en agitant leur chiffon rouge
sur les peurs, les frustrations,
les abandons, les exclusions sociales
pour tenir un discours de division
et de séparation des races.
A toi, peuple libre,
d'ouvrir ton coeur à la différence,
aux échanges, aux impertinences,
aux révoltés, aux abandonnés absents
de la société de la prospérité.
De conduire nos chemins
vers la fin des guerres,
vers l'abandon de la violence,
vers la justice et l'égalité pour tous.
A toi, peuple libre,
je te dis que je ne suis ni gourou
ni Madame Soleil
mais simple observateur perspicace
de l'Histoire de l'Humanité
qui n'a jamais su faire sans guerre,
sans horrible génocide,
pour changer l'Histoire des peuples.
Hors il est grand temps
de changer cette donne de l'Humanité primitive
pour en faire une Humanité progressive,
attractive, solaire, multi-positive.
Car sans cette nouvelle donne,
que sera notre futur à tous,
quel sera l'avenir de nos enfants?
Un fracas mondial?
Des bombes atomiques qui pleuvent
sur la Terre des Hommes?
Je réponds aux Perruques Freysinger
que nous n'avons pas le choix.
Que le seul choix à faire
c'est celui de l'ouverture réelle
aux autres manifestations des consciences,
aux autres idées dérangeantes,
sans céder de nos idéaux,
sans oublier nos croyances individuelles
ou collectives qui ont fait une nation de destin.
Je réponds aux Perruques de Saint-Pascal,
qui se prend parfois pour une blonde,
qu'il doit faire très attention,
lui qui a grande connaissance
de l'Histoire des êtres humains.
Je réponds à mes concitoyennes
et concitoyens helvètes
que nous Suisses
avons beaucoup d'arguments
pour plaire au nouveau monde
qui devrait advenir
sauf apocalypse;
qu'il ne faut pas se morfondre
dans notre réduit national;
qu'il est possible de voir la mer
où beaucoup ne voient que des murs,
des limites, des idées malfamées,
des lieux maudits,
où jamais, au grand jamais,
il ne faut poser ses pieds
de peur de rencontrer le diable en personne;
aiguiser sa curiosité,
inviter à partager avec plaisir
même si la pensée est contradictoire,
que le discours est paradoxal,
que la philosophie n'a pas encore
tout écrit sur la vérité
ni repousser tous les mensonges.
Je dis, aux Perruches Freysinger,
que je suis aussi disponible
à nos médias qu'eux le sont;
que si un jour ils ont envie de me parler,
ma porte est ouverte;
mon coeur est généreux;
ma pensée est limpide
malgré ses imperfections de langage;
mes arrières pensées
ne peuvent être que des petits rêves
servant le peuple
pour alléger le fardeau de l'Humanité;
et qu'au final le silence
n'est pas la solution
mais source de nos problèmes collectifs.
http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2016/02/29/les-saintes-perruches-et-la-societe-civile-274448.html