Comment voter sous la contrainte?

 

Alors vite fait et donc vite écrit, je me demande pourquoi et comment pouvons nous voter après un tel traumatisme des deux attentats en France ?

Je ne suis pas un spécialiste des affaires journalistiques et ne sais à peine écrire et lire, je n'ai aucune connaissance particulière autour des lois et particularismes électoraux. Et ne suis membre d'aucun réseau ou culture connus dans notre beau pays de France.

Je sais que je vais aller voter parce que c'est mon devoir mais une fois de plus avec la rage au ventre et le bulletin de vote sans conviction.

Déjà que cela me préoccupait avant mais bon, j'y allais forcé, contraint.

C'est sans compter la peur que je sens pour certains, ou bien, car plus important donc moins visible, la confusion dans la tête, le brouillard dans le coeur.

Ils ont plus ou moins peur mais il ne savent plus à quels « seins » se vouer !

Ont peur, font semblant. Cherchent et doutent désormais.

Donc j'irais en trainant les pieds.

 

Mais aujourd'hui je ne me sens pas très à l'aise en recevant « le matériel électoral ».

Tous nous montrent leurs bonnes têtes et leurs furieuses résolutions sincères.

Y a du Photoshop et des communicants dans ces photos, ces maquettes et leurs promesses.

Mais par delà cet aspect inévitable de nos « démocratie du spectacle » je me demande si nous ne sommes pas sous influence, sous emprise, sous pression ?

 

Comme ça c'est « l'état d'urgence ». Moi, je peux pas voter en « état d'urgence » !

 

Nous sommes en guerre proclament certains, puis-je voter en état de guerre !

 

Des terroristes vont tirer partout pour jusque dans nos bras.
Égorger nos fils, nos compagnes,
puis-je réfléchir à qui voter ?

 

N'y a-t-il pas un effet de choc, une stratégie vicieuse qui va nous bousculer dans les urnes pour faire vote utile ?

 

Comme, quand je ne sais pas, je me tais, je vais me taire.

Mais pas avant de vous avoir demandé ce qu'il faut faire dans de telles circonstances.

Voter blanc,

ne pas y aller,

voter pour les « tout sécuritaires »,

la Gauche libérale,

et

les ceux qui se présentent en sachant que cela ne servira que leurs idées ?

 

Que faire sous la contrainte ?

 

 

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