FRONT DU REFUS DE LA GUERRE AU MALI-NORD.

FRONT DU REFUS DE LA GUERRE AU MALI-NORD

 

            Pourquoi s’opposer à la guerre au Mali Nord ? Pourquoi en tant que simple citoyen-contribuable (Combien cette petite excursion  va-t-elle nous couter ?) militer pour d’autres solutions que l’engagement pour l’enlisement.

 

-Depuis plus de trente ans  « nos » dirigeants ne soutiennent pas les trop rares humanitaires qui œuvrent entre Touaregs et tribus éparses afin de contrer l’avancée dans chaque village de crapules utilisant Allah comme un signifiant totalitaire. L’aide au développement à considérablement été réduite pour ces populations.

-Qu’avons fait des Maliens venus-perdus dans nos contrés françaises urbaines ?  Ont-ils été accueillis correctement chez nous ? Leurs avons-nous permis d’envoyer leurs maigres pécules issus de leurs travaux de sans-papiers chez eux, là-bas, si loin ?

La pauvreté ajoutée à la « religion » finit dans les goulags. 

 

-Bien sûr, le Mali (et d’autres pays) sont dans un équilibre instable avec ces gouvernants qui tirent la couverture à eux. Le président intérimaire malien, Dioncounda Traoré  a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine et autres qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement socialiste oublie de rappeler est que ce président malien dispose d’une légitimité relative pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère. Sans compter que plusieurs candidats sont en lice ; Ibrahim Boubacar Keita,  Modibo Sidibé, et d’autres…

Pays fragile, léger mais les puissances « démocratiques » qui planent en ont elle gré ?

 

-La CEDEAO avait réussi, à partir de la mi-novembre -en parallèle avec des initiatives algériennes, à amener les mouvements à majorité touarègue et le gouvernement malien à un arrêt des hostilités le 5 décembre 2012. Que fait-elle pour contrer cette guerre ?

 

-Les dispositions juridiques internationales n’étaient pas « raccord » pour mettre au point une telle opération qui aurait demandée au moins quelques mois pour se concrétiser sur le sable entre Goumdam et Segou.

 

-La situation intérieure française où le président Hollande avide d’une autorité introuvable choisit cet « engagement » pour assoir une guerre dont la tradition socialiste démontre combien elle demeure violente (cf la guerre d’Algérie où François Mitterrand alors ministre de l’intérieur en 1956 ne s’était pas montré particulièrement humaniste. En effet quand il était au ministère à la Justice, Mitterrand fera guillotiner 45 militants du F.L.N. !)

Il y a dans l’idéologie socialiste-capitaliste des mémoires à ne pas oublier !

 

-Imaginons nous un seul instant la douleur sourde des familles d’otages voire de ceux qui dans leurs fibres non-violentes savent que dans dix ans, vingt ans dans ce pays d’Afrique et ceux qui le bordent, les conséquences (soit disant incontrôlables) seront encore plus d’instabilité, encore plus de misère, encore plus de souffrance. Cf la Lybie...!

 

            Toute guerre par le simple fait que des êtres humains ôtent la vie à d’autres à des conséquences incalculables et lointaines. La France à mieux à faire que de s’enferrer dans le sable du  Mali Nord car trop de guerres de l’Algérie en passant par l’Indochine et l’Afghanistan ont été perdu.

            N’échangeons pas les causes d’une croisade intégriste et crapuleuse contre celles d’une croisade « démocratique », économique et politique… !

 

            C’est pourquoi il faut demander que les buts de cette guerre soit les plus clairs possible comme de faire pression sur ceux qui sont favorable à l’engagement armé de revenir sur leur décision passionnelle.

            Non au plan Vigipirate qui nous prive de nos libertés fondamentales de circulation !

            Non à cette union nationale factice favorisée par les marchands de canons !

            Non à la Malisation de l’Armée française !

 

 

 

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