Parce-qu’Océane et tout les autres!

L'actualité récente comme la plus ancienne nous oblige à s'y coller.

Le crime d'enfants et plus largement la pédophilie nous répugne au plus haut point.

Les pédophiles sont des monstres qui montrent et que l'on montrent qu'il est dans l'impensable d'anéantir l'enfant, de saccager l'enfance, de détruire l'espoir de vie. Ils montrent combien est fragile, voire contradictoire, une société qui repose une bonne partie de ses « valeurs » sur les naissance et sur le projet. Les marches blanches nées (Octobre 1996) des crimes de Dutroux en atteste, mise en scène d'une compassion populaire, incantation laïque face à l'impensable, colère contre à un État impuissant (?).

 

Alors une fois jugé et condamné, l'Ordre va mettre à l'ombre ces monstres durant de longues années.

 

Et pourtant, il convient de poser une question importante.

Que disent-ils, ces monstres, de ce que nous ne voulons -pouvons- pas comprendre?

Que nous enseignent-ils de nos penchants et surtout comment en résoudre les affreuses conséquences? Se livrer à une autopsie «sociale» et ce qui en découle peut être l'une des conséquences de ces actes criminels.

Ne sommes nous pas dans une situation voisine où l’Église interdisait l'autopsie?

 

 

Par ces institutions de recherches (Universités, institutions spécialisées,...) et par ces lieux de soins (Hôpitaux, spécialistes de la Santé mentale,...), n'y a-t-il pas une mission de l’État, censé de nous protéger, qui manque?

Tenter de comprendre par la recherche, analyser les causes cachées sans, bien sur, absoudre ni disculper, n'est ce pas le sens d'une Société civilisée?

Car en n'ouvrant pas ce champ de recherches ni de soins, ne pourrait-on pas dire que cet État nous livre à nos démons si ce n'est qu'en les agitant il nous maintient dans un état d'hébétude voire d'abattement?

Nous pouvons le constater avec la crise financière dont nous voyons combien le soupçon d'en tirer un avantage pour moins d'indépendance à l'invention et plus d'astreintes économiques.

 

Évidemment, il doit bien avoir quelques îlots discrets de chercheurs et thérapeutes mais que ne les entendons nous pas face à ceux qui vont agiter le voyeurisme et la désespérance dans certains médias?

Sinon la mort de ces enfants comme la mort sociale de ces coupables aura été vaine.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.