Continuer avec Mediapart !

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Abonné de puis deux ans, je suis entré peu à peu dans le nuage  des « mediapartiens » comme dans l’ambiance éditoriale existant pour tout journal et/publication digne de ce nom.

Bien sur ce n’est pas parfait, au regard de ce que je crois d’une presse libre et indépendante mais il convient de s’en contenter avec critique et bienveillance. Par ailleurs abonné à « Médiacritique » (ACRIMED) je crois qu’une véritable presse libre et indépendante à sa place en province, en  France voire en Europe.

Sur quels critères, d’après moi ?

-Une indépendance financière alliant, sur un long terme, l’argent des abonnés avec celui de donateurs visibles et d’institutionnels perceptibles. La transparence, c’est dire « voilà ce que nos faisons » et « Comment ? ».

            Propositions ; Publication claire et expliquée des comptes du Journal avec conférence publique. Le lecteur doit savoir où vont ses sous tout autant que celui qui peut ou veut l’ignorer peut  être informé de la répartition des finances de son journal.

-La liberté c’est être capable, entre autre, d’allier le dévoilement de faits avec des commentaires sans parti pris et/ou avec un parti pris clairement lisible, là aussi. Si le journaliste vote socialiste et /ou UMP, pourquoi ne l’indiquerait-il pas ? La traque des faits dans le cadre de la loi ne peut s’effectuer que dans sa description à posteriori.

            Propositions ; Je pense aux faits qui peuvent être traqués dans les villes et les villages. Il existe une presse libre et indépendante qui s’efforce de rompre avec les pratiques antalgiques, sensationnalistes et tendancieuses de la Presse Quotidienne de Province. Mais qui la lit ? Un « Médiapart » par Régions ?

- Issue directement de petites expériences personnelles et d’autres personnes, est la rotation voire le changement des journalistes. Je suis partisan du non cumul des mandats, dans le temps et de leur empilement, pour les élus. Pourquoi ne pas appliquer des « recettes » analogues au journalisme ? Le spécialiste engendre l’autorité qui peu à peu amène l’argument d’autorité, figure bien connue des cloueurs de bec tout autant de la spontanéité de ceux qui cherchent. Le journalisme, en général, fabrique ses vaches sacrées et dans le même temps il peut exister une critique parfois justifiée des « médiacrates ».

            Propositions ; Qu’une plume trop longtemps lue sache se retirer le temps de se refaire une beauté éthique. L’ostracisme volontaire purge cette tendance que peut nous faire croire que, plus nous sommes lus, plus nous déplierons une « vérité » journalistique. Se faire rare n’est ce pas aussi ce faire cher ?

Pour le moment je ne vois rien d’autre et justifie que je continue à faire confiance avec critique et indulgence à Médiapart, c'est-à-dire ceux qui des stagiaires aux fondateurs fabriquent ce medium…

 

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