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Billet de blog 11 février 2009

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"Femme debout", carnet de lecture- second billet

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Adhérer à un parti c’est de toutes évidences faire le choix de l’action politique.

Le jour ou j’ai cliqué dans la petite case qui allait m’enregistrer comme militant je ne l’ai pas fait pour le PS mais pour Ségolène Royal.

J’aurais pu comme beaucoup adhérer à désirs d’avenir, ou simplement attendre le vote et m’en tenir là mais pour moi il était cohérent d’adhérer aussi au PS car je voulais aussi changer ce parti.

J’ai découvert que le PS était ma famille de pensée avec Mitterrand en 74 mais je n’ai pu voter pour lui qu’en 81.

Par contre je n’ai pas eu envie de militer, c’est à ce moment là que j’ai basculé dans la radio et que j’ai commencé mon tour de France des régions.

Mais ne pas adhérer à un parti ne veut pas dire ne pas le fréquenter et c’est encore plus facile quand on travaille dans un média.

Alors, au fil des années j’ai rencontrés des élus du PS, certains devenant même des amis.

Et franchement je me disais chaque fois quel parti ringard, comment peut on fonctionner encore sur un modèle aussi dépassé et parfois même aussi peu démocratique.

Je le trouvais tellement étriqué dans ses modes de fonctionnement alors qu’il y avait tant de gens ouverts et sympathiques dans ses rangs.

Les petites histoires de ce parti m’amusaient à table ou au bistrot mais en même temps me tenait à l’écart de toutes idées de militance.

Et puis, en 2006 j’ai découvert avec Ségolène Royal que ce parti pouvait aussi avoir de vrais réformateurs chez ses dirigeants, elle avait mon âge et les mêmes idées que moi sur l’organisation de la société et sur le militantisme.

Formidable, j’allais avec elle faire d’une pierre deux coups, changer la France et changer le PS.

PAGE 140-141 « femme debout »

Pour en revenir à vos doutes, vous pensez que vous pouvez faire l’impasse sur le congrès ?Je ne sais pas. De toute façon, je ne suis pas dans la même situation que mes alliés potentiels. Quoi qu’ils en disent, eux, ils ne peuvent pas faire sans moi, en ce sens que je suis encore un très bon produit d’appel, l’appartement témoin, un joli prospectus, vous voyez ce que je veux dire ? Mais moi je peux faire sans eux. J’ai besoin d’être à ma place. Où est ma place ? Je peux vivre largement, faire des conférences, maintenir mon équipe. Je suis invitée dans le monde entier, je peux écrire, voyager, influencer. Mais dois je repartir dans la mêlée ? Pourrais je vivre sans cette mêlée ? Ce parti dont quelques dirigeants me détestent mais dont je suis membre depuis si longtemps. En fait, je crois bien que j’ai du chagrin en ce moment…Et envie de rire aussi quand je vois comment le rassemblement de la fraternité leur donne de l’urticaire. Il se disent encore : « Quel culot, comment elle ose ! » Et si vous saviez comme c’est fatiguant d’être toujours en butte à cela. J’avais envie de ce rassemblement. L’an dernier, le parti avait dit non. Voilà, je le finance avec une souscription. On va remplir le Zénith. On va faire une vraie fête. J’ai envie que les gens chantent ensemble. J’écoutais Roberto Alagna parler l’autre jour. Il était aux Chorégies d’Orange. Il évoquait la force du chant collectif. Dans la vie des gens, dans la religion, dans le sport. Le chant pour trouver une vraie cohésion. C’est vrai qu’on chante peu en France, ensemble, je veux dire. J’ai envie qu’on chante ensemble. Ce chant qui vient du cœur. Un chœur des cœurs !Madame est poète…(rires…) Madame veut mettre de la joie dans la grisaille.

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