Falorni : casse à gauche !

Quelle belle réussite pour cet inconnu ! Avec le maintien de sa    candidature contre Ségolène Royal, Olivier Falorni aura réussi à prendre une première place et mettre une sacrée pagaille à gauche !

 

L ‘adhésion, la fameuse adhésion au Parti socialiste, … quelques beaux    discours, quelques manigances d’appareil, de jeux de coudes, et d’un seul coup vous vous sentez l’homme de la situation, un homme important, un homme qui compte.

Mais là, rien de plus beau, rien de plus grand, il suffisait de se présenter    contre Ségolène Royal, une femme politique de premier plan, et d’un coup, d’un seul, vous voilà propulsé dans les médias nationaux …

Et qui trouvez-vous sur votre chemin, pour vous soutenir ? Une première dame de France, prise par ses histoires de cœur, heureuse de prendre une revanche …

Quel attelage grotesque ! On atteint le dernier degré de la politique !    Jusqu’où va-t-on tomber et mettre en péril la gauche ?

 

La droite peut se réjouir … Olivier Falorni fait tout le travail, un vrai    travail de sape, venant ruiner les efforts de la gauche pour réussir le changement voulu par la majorité des Françaises et des Français, et fragilisant même le nouveau Président de la    République.

 

Pourtant quel est l’intérêt de cette candidature de Falorni ? Cette    candidature a-t-elle vraiment un sens politique ? Propose-t-il d’apporter quelque chose d’utile pour la gauche à l’Assemblée nationale, pour voter les lois de la République ? Aura-t-il une    influence politique aussi importante que celle de Ségolène Royal ? Représente-t-il vraiment quelque chose ?

En fait, il n’est rien de cela, Falorni se présente seulement comme un    représentant de terrain. Mais est-ce cela qu’on attend d’un député : un représentant local, une sorte d’agent commercial ? L’Assemblée nationale sert-elle à cela ?

 

Ségolène Royal, a fait ses premiers pas politiques aux-côtés de François    Mitterrand. Elle a été plusieurs fois député et ministre. En 2004, elle prend la région Poitou-Charentes à la droite et mène une politique progressiste. Elle a été largement réélue en 2010 à plus    de 60%. Ségolène Royal c’est la présidentielle de 2007, une défaite mais aussi une dynamique extraordinaire. Ségolène Royal, c’est aussi une bataille de congrès pour porter la rénovation du    Parti. Ségolène Royal, ce sont les Primaires, qu’elle a voulues. Battue, elle reprend le flambeau pour accompagner François Hollande à la victoire. Ségolène Royal a été de toutes les batailles    pour la gauche. Portée par ses convictions, elle a suscité des soutiens et des rejets, mais c’est une volonté politique indéniable.  

 

Alors que vient faire Falorni dans cette histoire ?

 

Rien si ce n’est détruire.

 

Philippe    Allard

http://www.segoleneroyal-meag.com/article-falorni-casse-a-gauche-106844771.html

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