L'aura loyaliste, si elle en est une, s'illumine de déresponsabilisation. Quand elle se défausse face au bilan qui l'accable. Pour ne pas dire une bande de soupe au lait qui, à force de naviguer à vue, ne comprend pas ce qui leur arrive. Pour taire cela, ils arrondissent les angles en incarnant les apôtres de la défaite de la pensée, quand, telle une mouvance sectaire, ils jouent les prêcheurs de haine auprès des plus illuminés de leur électorat.
C’est peu de le dire tant les propos d’élus loyalistes radicaux sont clichés au point qu’ils débectent le Rassemblement national local et national, qui tient pourtant la chandelle de la démagogie. Ces loyalistes raisonnent en termes d’amalgames, de sorte qu’ils incarnent à bien des égards des stéréotypes vivants. Davantage quand ils se prétendent pourvoyeurs de paix devant l’éternel. Or, les seules fois où ils se retroussent les manches et mouillent le maillot, c’est pour noyer le poisson. À entendre leurs dénis à outrance, qui illustrent une carrière politique qu’ils improvisent de démagogie, probablement par manque de confiance en leur propre récit. Vu qu'ils parlent pour ne rien dire et, visiblement, ne réfléchissent pas avant de parler. Car, les faits et le réel contestent mot pour mot la teneur de leurs discours. Il ne leur reste plus que le déni et la démagogie, qui, à vrai dire, ne les ont jamais quittés.
Voilà le poids et l’influence de mandatures loyalistes qui, en plus d’avoir légué une situation budgétaire catastrophique, ont imprégné la société calédonienne d’un climat délétère. Qui rend compte d’une toxicité dans les rapports par des injonctions patriarcales, bourgeoises, capitalistes et coloniales. Ayant impacté ce « vivre-ensemble » qu’ils scandent à toutes les sauces et, à qui veut l’entendre. Or, par leur démagogie à l’emporte-pièce et leur verbiage irréfléchi, ils ont terni les valeurs d’un drapeau qu’ils sont censés défendre corps et âme. Ça, ils ne sont pas près de l’assumer.