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Billet de blog 2 janvier 2026

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

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En ce début d'année, je ne peux que souhaiter le meilleur pour notre archipel ainsi que pour ce monde qu'on tente de faire basculer dans des haines d'antan, à coup de millions de dollars.

Concernant notre caillou, dont la situation actuelle fait que les inégalités sont le caillou dans la chaussure du vivre-ensemble. Étant donné que la société néo-calédonienne est ballotée depuis des années d'un côté pour mieux nous vider les poches, en faveur des mêmes, et ce depuis des années voire des décennies.

S'il y a bien quelque chose que je sais de mon île, c'est que les gens veulent vivre en paix. Aussi, moi-même venant d'un quartier populaire, ça me fait mal d'entendre que cette situation dramatique que traverse l'archipel est essentiellement due aux jeunes des quartiers populaires, comme si nous étions tous potentiellement des terroristes. La plupart d'entre nous travaillons dur, nous avons du talent à revendre. Nous sommes le poumon de ce pays, mais on nous empêche de respirer à pleins poumons, on nous empêche de briller.

Voilà la vérité que les médisants ont du mal à entendre ; ce sont les gens des quartiers populaires qui incarnent plus que quiconque dans ce pays les valeurs d'égalité, de fraternité et de liberté. Ce sont les quartiers populaires qui, plus que quiconque, incarnent et vivent véritablement le vivre-ensemble, voire même survivent ensemble. Dans l'adversité, les liens se créent sans artifice, désintéressés et humains. La solidarité n'a pas d'âge, ni de couleur, et encore moins de visage. Seules les mains se tendent pour aider son prochain, qui est aussi notre semblable. Dans l'adversité, les différences ne comptent pas, seul compte le regard que l'on porte sur soi à travers les autres. Les gestes disent tout de nous, et vous ne trouverez pas de plus beaux gestes que ceux de solidarité dans les tribus et les quartiers populaires. Ces quartiers, comme les tribus, sont la vraie richesse de ce pays, une source inépuisable d'humanité où chacun donne de sa force, où l'on prend le temps d'écouter l'autre sans jugement. Nous, les gens des quartiers populaires et des tribus, sommes un modèle d'intégrité et d'humanisme pour ce pays.

Il est temps qu'en 2026 on nous reconnaisse pour ce que nous sommes.  

Nous sommes de belles personnes.  

Bonne année 2026, et puisse, comme chaque jour, nos cœurs guider nos pas.  

Oléti

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