Audrey Pulvar, la vaillante

Une énième polémique émerge via les propos d'Audrey Pulvar qui viennent titiller l'orgueuil des preux chevaliers d'une identité nationale, bien à la française.  


Un climat identitaire nauséabond reflétant  le semblant de vivre ensemble, sur l'hexagone, car ces polémiques visent à travers l'islam notamment, les racisés. En vantant un ethnocentrisme du fait d'une identité nationale française, construit vraisemblablement, autour de la blanchité. Un climat du tous contre tous  entretenu par la classe politique, en vues des prochaines élections afin de surfer sur la chosification du communautarisme ( essentiellement noir et arabe), comme ambition électoraliste ( justifiant sans vraiment le justifier, un racisme décomplexé qui n'est que la face visible de l'iceberg, l'iceberg étant un certain racisme systémique).


Si bien que l'État jete le discrédit sur des associations qui viennent en aide aux racisés, refusant ainsi de se pencher sur ses failles. Ces polémiques entretiennent une mesinterpretation qui consiste à croire que les étrangers et les français dont les origines renvoient aux colonies,  ne sont pas intégrés que cela est uniquement de leurs fautes ( causé par leurs traditions /religions barbare, en tout cas vanté comme tel dans certains médias ), et en aucun cas due à un projet républicain qui vascille, vers le tout privé. 


Les racisés sont les sous-frires qui s'accrochent malgré tout à un projet républicain garant jadis d'un minimum d'égalité. À ce titre, ils promeuvent les valeurs républicaines ( égalité,  fraternité) en s'organisant via des réseaux de solidarités collectives qui viennent en aide aux plus démunis quelques soient leurs origines ( contrairement à Génération Identitaire) étant donné que la pauvreté n'est certainement pas le monopole d'une couleur de peau.

Il faut cependant prendre un certain recul vis à vis d'une Audrey Pulvar qui derrière sa paire de lunettes à 15 000 euros, s'érige en militante de l'anti-racisme. Elle qui est en charge à la mairie de Paris de  l'alimentation durable et des circuits courts ( on est en droit de se demander quand elle a put acquérir une telle expertise, aurait-elle pris des cours du soir auprès de Jean-Pierre Pernaut). Au risque de paraître sceptique ça a tout l'air  d'un coup de com, permettant à la gauche de se réapproprier la question  de la race, le temps d'une polémique....

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