Covid 19 quand le gouvernement patauge dans la semoule ( marseillaise)

 

 

« Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets. »

 

 

Alfred Sauvy

 

 

 

 

Samedi 26 septembre 2020 sera frappé par la « saturday night fever », une ambition politique fiévreuse de museler les concitoyens les plus réticents, avec les marseillais en ligne de mire. Et pour cause, Paris a Neymar, Marseille a Raoult qui dribble les laboratoires pharmaceutiques et enchaîne les matchs politiques face caméra. L'épidémiologie, c'est pas pour les amateurs, rétorque cette rock-star de l'analyse médicale, à des journalistes médusés par le spécialiste qui ne mâche pas ses mots. S'ensuivra un dialogue de sourd entre des marionnettes du pouvoir cherchant à décontenancer un médecin droit dans ses bottes qui s'en tient sagement à sa position de soignant. Des journalistes qui flairent le buzz comme les vampires le sang, « Raoult l'homme à abattre sur les chaînes publiques », se disent-ils mais en vain. Avec la chevelure d'un Lorenzo Lamas pas facile d'arriver à bout de ce rebelle, fusse-t-il arrivé sur les plateaux T.V, à moto, une bouteille de pastis à la main pour faire grincer des dents. On aurait adoré l'entendre dire en exclusivité à la fin d'une pseudo-interview, « quand j'en aurai fini avec cette pandémie, avec mon pote Johnny, on chantera «  Requiem pour un fou » au Stade Vélodrome ( of course) ».

 

 

 

 

Fort de son éloquence naturelle, et sans maquillage, ce « fada » abreuve la France à une heure de grande écoute, de vérités qui dérangent le tiroir-caisse de ceux qui sont censés nous aider à mieux mourir, euh vivre... Il nous éclaire via un topo sur la situation, clair, net et précis, sans langue de bois. En face, les jacobins en perdent leur latin. Le druide marseillais propose une recette d’Aïoli qui tait ce rhume de foin mais ça ne sonne pas assez glamour et chic pour les salons feutrés parisiens. Cette recette de grand-mère vient ternir les ambitions mercantiles de notables perfides.

 

 

 

Samedi 26 septembre 2020 le monde de la nuit trinquera à guichet fermé, nostalgique, d'une « saturday night fever », victime d'un gouvernement schizophrène aux multiples visages telle une boule à facettes disco. Avec un président jupitérien seul au milieu de la piste (sa femme se repoudrant le nez, dans les toilettes) nous tendant un verre (auquel il aurait ajouté du GHB) avec un grand sourire narquois, pour nous inciter à boire, laisse glisser un « soyez cool ».

 

 

 

 

 

 

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