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Billet de blog 29 décembre 2024

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Sonia Backes, l'année de tous les records

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Les fins d'année nous incitent à faire le point. Lorsque l'on pense à certaines personnalités politiques ayant marqué l'année pour plus ou moins de bonnes raisons, cela peut nous donner des points de côtés, en considérant les mauvais points de certains. Concernant la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, c'est une sacrée année pour notre Sonia Backès nationale qui, une fois de plus, a enchaîné les bourdes.

On se souvient qu'elle a dit jadis à Cyril Hanouna, sur l'émission de TPMP, qu'il était un garant de la démocratie. Pourtant, la chaîne C8 ferme, en partie à cause des dérapages de son animateur phare qui a, entre autres, insulté le député insoumis Louis Boyard en direct. Cyril Hanouna, lors d'une émission, a soufflé dans l'anus d'un chien, a écrit une chanson avec pour paroles "quand je pète je troue mon slip" et a affirmé dans une interview qu'avec un salaire de 300 000 euros, il avait du mal à finir les fins de mois. Pas étonnant que Sonia Backès se sente comme à la maison dans l'émission TPMP, qui promeut l'extrême droite via une parodie de démocratie ressemblant à un meeting officieux de personnes d'extrême droite peu anonymes. D'où on l'impression de voir des personnes se toucher le nombril en réunion pour légitimer l'ordre établi.

En parallèle, Sonia Backès a montré les dents en laissant planer un doute sur le professionnalisme de la journaliste kanake Thérèse Waia, qui n'est pourtant pas née de la dernière pluie. De manière à croire que cette dernière serait une stagiaire du JT du journal de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, avec pour image Backès arrivant sur ce plateau, sur ses grands sabots, sommant madame Waia de lui servir le café. Il faut dire que lorsque la discussion ne va pas dans le sens de Sonia, c'est la déroute. Celle-cie envoie valser le décor du respect mutuel. On croirait qu'il ne manque plus qu'un nez rouge à Sonia Backès, qui incarne déjà un sketch ambulant. En parlant de sketchs ambulants, des loyalistes comme Metzdorf et Backès forment une belle bande de bras cassés. Vu que la langue de Backès fourche souvent, probablement due à sa retenue légendaire qui l'honore en restant en France pour chercher des champignons, elle devrait pourtant faire attention à ses dires. En effet, si elle est mise en avant par sa mouvance politique, elle risque de trébucher de son piédestal par un croche-pied interne qui n'aura rien à voir avec la patte politique indépendantiste qu'elle diabolise. Dans sa mouvance, certains guettent qu'elle arrive à bout de souffle pour la mettre en quarantaine. Elle qui semble déjà en bout de course.

Backès dispose pourtant d'une armée de collaborateurs qui, face aux sorties médiatiques tonitruantes de Backès, semblent plus obsolètes, les uns que les autres. Et pour avoir eu l'honneur d'échanger sur la toile avec certains sbires de Miss Province Sud qui vire aux délires mégalomanes d'une Cruella, j'ai compris pourquoi la communication de Soso tombe à l'eau. Certains de ses sbires s'imaginent avoir la bonne couleur de peau pour incarner une quelconque figure messianique. En tentant de nous faire avaler leurs discours d'autorité tels la parole de l'Évangile, via une suffisance sémantique digne d'un élève de CM2, des loyalistes comme Sonia Backes alias Sonia Bassesse insultent notre intelligence, nous voyant comme des océaniens ignares.

On croirait qu'une journée typique du staff de Backès se résume à un dîner de cons grandeur nature, où chacun doit deviner qui est qui ? Cette année encore, Backès a enchaîné les plateaux pour dire que la société kanake est féodale, alors qu'elle prône un apartheid social sous couvert d'hyper-provincialisation, cherchez l'erreur ! Elle qui a eu pas moins de 30 ans pour élaborer un projet politique, pour finalement nous subjuguer avec un projet qui nous ramène 30 ans en arrière… Soulignant ainsi les limites de son esprit étriqué par une mentalité coloniale arriériste qui bat pourtant de l'aile dans l'opinion publique, due au génocide en cours à Gaza. Mais rien n'y fait, Backès et ses sbires s'accrochent à leurs privilèges coloniaux comme d'autres à leurs biftecks.

Finalement, la meilleure chose qui puisse arriver pour la carrière politique de Backès, c'est que son staff de prix Nobel la séquestre, lui excise la bouche, voire l'exorcise, pour que les fantômes de Nadine Morano, Christine Boutin et Meyer Habib sortent de ce même corps. Ainsi, peut-être qu'après avoir vidé sa bile, elle retrouvera la raison. Car, en l'état actuel des choses, elle est aussi raisonnable qu'un Rambo en fusion avec une AK 47.

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