LA MUNCHLINE DU 01.O1.26
Nation – Police, …le désamour !
Après les attentats à Paris en 2015, il y a eu un regain de sympathie de la part des citoyens envers les policiers à l’instar de ce qui s’est passé lors de la pandémie de 2020 avec les infirmières. Mais très rapidement ce sentiment s’est transformé en désamour bien perceptible et cela doit nous interroger même et surtout si les autorités constituées nient cela en bloc selon la phrase bien connue : « Circulez, y a rien à voir ! ».
Or il est très important de comprendre le pourquoi de cette évolution négative, car cela peut amener des dérives dangereuses qui peuvent devenir vite incontrôlable, surtout si par malheur notre pays devait virer à l’extrême droite lors de prochaines élections.
Essayons de comprendre !
Selon nous cela est dû à une mauvaise gestion des forces de police, tous corps confondus, elles-mêmes résultant de la faiblesse de l’exécutif depuis le sommet de l’Etat jusqu’au bas de l’échelle hiérarchique, les Néron qui se sont succédés à la tête de l’Etat n’ayant pas compris qu’il fallait tenir la laisse courte aux prétoriens qui doivent garder et protéger notre République, alors ils ont préféré les choyer au-delà du raisonnable et nous parlons de messieurs SARKOZI, l’insulteur de le République et son fameux « casse-toi pauv’ con ! », jusqu’à l’inconscient et irresponsable RETAILLEAU qui a failli déclencher un conflit avec l’Algérie ! En réalité cela date depuis plus longtemps et de tous temps les moblots s’en sont donné à cœur joie et les mânes de Malek OUSSEKINE ne me démentiront pas, sans parler des nombreuses « ratonnades » qu’a connu notre pays. En fait la gangrène va jusqu’au sommet de la hiérarchie et il faut se souvenir de la déclaration de M. VEAU, alors Directeur de la Police Nationale, qui avait outrepassé totalement son obligation de réserve en déclarant face qu’il n’acceptait pas que des policiers soient mis en prison avant d’être jugés, remettant ainsi en cause la notion de détention préventive dont un des buts est de prévenir la collusion entre les mis en cause et leurs soutiens. Officiellement pas de sanction pour M. VEAU et nous touchons là un des points critiquables à savoir le soutien outrancier de la hiérarchie à des policiers qui ont failli.
Un autre point très sensible est le problème des tirs des policiers toujours et officiellement justifiés par la mise en danger des policiers tireurs, même si le « délinquant présumé » tourne le dos aux policirs !
Là nous abordons deux points cruciaux à avoir la formation des policiers et l’indépendance de l’IGPN, l’organisme chargé des enquêtes.
Prenons l’exemple du dernier tir mortel connu, celui de la passagère d’une voiture avec conduite à droite, tuée d’au moins une balle dans le dos !!! S ‘il avait tiré dans les pneus, la passagère serait encore vivante !
C’est à 20 ans que nous avons appris à tirer avec le pistolet 9 MM réglementaire de l’armée française, le fusil de guerre, le PM, le fusil mitrailleur, divers fusils d’assaut et le lance-roquette. C’était un entrainement militaire et nos cibles étaient des silhouettes humaines car il fallait appendre à tirer pour tuer.
Or dans la police il ne faut surtout pas, sauf en cas rarissimes d’extrême danger, tirer pour tuer, car il faut amener le délinquant devant la Justice ! Or on n’apprend pas aux policiers à tirer pour immobiliser, comme tirer dans les pneus de la voiture ou les jambes du délinquant !
Et ce manque de formation est une faute capitale des autorités dites « supérieures » y compris les ministres en charge !
Puis il y a le problème de l’ IGPN, un organisme d’enquêtes qui n’est malheureusement pas indépendante qui reste sous l’autorité du Ministre et dont les membres sont des policiers qui doivent enquêter sur d’autres policiers, ce qui est hautement malsain et contre-productif comme vient de le montrer il y a peu, les bavures dans l’affaire des bassines !
Il y a le rôle de la Justice souvent particulièrement conciliantelorsque des policierssont mis cause, y compris quand il s’agit de dossiers à caractère privé !
On doit aussi évoquer la bêtise galopante du Chef de l’Etat, qui a nommé un ancien Ministre de l’Intérieur, donc « patron » des policiers, au poste de Ministre de la Justice ! Colossale erreur mais qui nous apprend beaucoup !
Deux petites propositions :
- rendre l’IGPN totalement indépendante
- dans toutes les interventions policières, y compris lors de contraventions, les policiers devront porter une « caméra piéton » et ne pas la porter doit être considéré comme une faute grave sanctionnable car entachant la procédure considérée…y compris une contravention !
J.M.