SACRIFIÉS !!!
Avec le confinement, justifié s’il était total ce qui n’est hélas pas le cas, l’année scolaire de nos élèves, collégiens, lycéens et étudiants, sera bousillée n’en déplaise à M. BLANQUER. L’enseignement à distance ne se décrète pas du jour au lendemain, cela se prépare, cela s’organise. C’est d’autant plus vrai qu’il y a des élèves qui n’ont pas de PC, ou dont les logements sont trop exigus, ou des parents qui ne peuvent pas assurer et, confinement obligeant, ces élèves défavorisé ne peuvent pas faire appel à des camarades ou des aides extérieurs.
L’année scolaire 2019/2020 risque fort d’être sacrifiée et les diplômes, si on persiste à en délivrer, seront fortement dévalorisés…un peu comme en 1968.
J.M. 21.03.20
Nous reprenons ce texte car il est toujours d’actualité et peut-être encore plus.
En toute objectivité, qu’elle sera la valeur d’un diplôme obtenu, pour ne pas dire accordé, dans les conditions actuelles ?
Avec le déconfinement, le Gouvernement veut envoyer les petits à l’école de façon à ce que leurs parents retournent au chagrin. Cela n’est contesté par personne.
Or, les cantines seront fermées pour la plupart ce qui va largement pénaliser les enfants pour qui le repas pris à l’école était souvent le seul vrai repas de la journée. La conséquence sera que pour ne pas attirer la honte sur leurs enfants, les parents les garderont à la maison.
À force de ne voir que les raisons économiques du déconfinement, on oublie ses conséquences sociales.
Comme il faut que toute critique s’efforce d’être constructive, on pourrait peut-être raccourcir drastiquement pour ne pas dire supprimer, les congés d’automne et de mardi gras et profiter du temps qui reste entre aujourd’hui et début septembre, pour aménager les programmes en conséquence.
Le principe des deux semaines de congé pour sept semaines de travail devrait être remis en cause afin de permettre le rattrapage du temps perdu…même si le lobby de l’hôtellerie et du tourisme va monter aux créneaux !
Rappelons que durant les trente glorieuses ces congés n’existaient pas et qu’à cette époque nos enfant étaient responsabilisés beaucoup plus tôt. On allait à l’école primaire tout seul avec un trajet souvent assez long et dès la sixième on prenait le bus urbain sans l’aide de personne et il n’était pas question que nos parents nous y emmènent en voiture !
J.M. 01.05.20