exceptions corses

Parmi les engagements pris envers la Corse...

Exceptions à risque...

Parmi les engagements pris envers la Corse, il y a la création d’un agrégation en langue corse, l’inscription de la spécificité corse dans la Constitution avec proposition d’une loi  organique qui permettrait l’adaptation des lois de la République aux spécificités corses afin d’aller vers un semblant de statut d’autonomie. Ces propositions, même si elles paraissent insuffisantes aux autonomistes corses, sont graves et dangereuses pour la République car elles portent en elles les germes la justification d’un réveil des nationalismes régionaux. Comment justifier que ces propositions seraient interdites aux basques, aux catalans, aux bretons, ou aux alsaciens? Ces quatre régions sont également riches de leurs spécificités et rien ne permet de les exclure des dispositions accordées à la Corse. Les peuples breton, catalan, basque ou alsacien, ont tout autant le droit d’être mentionnés dans la Constitution au même titre que la Corse. S’agissant de l’Alsace, n’oublions pas que cette région a été l’objet de nombreuses guerres avec nos voisins allemands et que pendant de nombreuses décennies il a fallu aux alsaciens un “certificat de réintégration” pour justifier leur nationalité française ni que pendant des décennies l’usage de l’alsacien a été combattu dans les écoles avec gifles à l’appui, voire plus, pour ceux qui “désobéissaient”! Souvenons-nous également des luttes armées menées par les uns et les autres. Alors OUI, les alsaciens, les bretons, les catalans et les basques ont droit au même traitement que la Corse qui jouie déjà de nombreux avantages surtout fiscaux en ce qui concerne les droits de succession, l’absence de cadastre, des taux de TVA réduits pour divers produits et d’une application spécifique de la loi littoral. D’exceptions en exceptions, la Corse va finir par se mettre de facto, totalement hors du droit républicain. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.