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Billet de blog 10 mars 2020

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EN MEME TEMPS

Alors que les pays qui ont décidé de prendre le covid 19 par les cornes de sa couronne en instaurant une quarantaine solide....,

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EN MEME TEMPS  !

Alors que les pays qui ont décidé de prendre le covid 19 par les cornes de sa couronne en instaurant une quarantaine solide tout comme l’avait fait la Chine et comme vient de le décider Israël, en France, fidèle à la devise présidentielle du « en même temps », on tergiverse et on balance entre protéger l’économie et les entreprises ou protéger les personnes.

Les habitants du Haut-Rhin tout comme ceux de l’Oise, peuvent se déplacer à leur guise sans aucune restriction. Or nous savons maintenant que seul le confinement, donc l’interdiction des déplacements peut bloquer autant que faire se peut, la propagation du virus.

Mais il faut préserver les élections municipales et les choix présidentiels envers et contre tout. Cette impossibilité à prendre des décisions fermes et fortes conforte l’impression donnée lors de l’affaire BENALLA et autres dans lesquelles on a constaté une impossibilité à décider, à trancher et en l’occurrence une forte soumission à la pression des lobbys de la finance et de l’économie. Cela met aussi en évidence la faiblesse de notre système de santé tellement vanté.

Pour une population de 67 millions d’habitants, nous n’avons que 4500 lits de réanimation dont une grande partie doit être réservée pour les besoins du quotidien comme les AVC, les crises cardiaques et tous les autres cas d’urgence. Alors que la Corée du Sud a fait 146 000 analyses, nous ne pouvons pas en faire plus de 1500 par jour !

Certes, nous avons des personnels qualifiés, mais la pression comptable mise sur les hôpitaux depuis des décennies, a fortement affectée les effectifs et les moyens indispensables.

Plutôt que de mégoter sur les moyens et d’ergoter sur les décisions, il aurait fallu, dès le deuxième foyer, prendre des mesures drastiques. Mais la mollesse dans la prise de décision risque fort de nous engager dans un combat qui risque d’être long et les décisions d’avenir, comme trop souvent, seront remises aux calendes grecques.

J.M. 10.03.20

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