ON NE TROUVE QUE CE QUE L’ON CHERCHE
À quelques très rares exceptions, en général, on ne trouve que ce que l’on cherche. Ainsi comme l’a déclaré ce matin sur France Inter le Président de la Commission d’Éthique, le nombre de personnes atteintes par le Covid 19 est plus élevé que les chiffres qui sont communiqués. Cette déclaration est intuitive, issue de l’expérience professionnelle du déclarant qui sait par expérience qu’il y a des personnes qui sont touchées mais qui réagissent très faiblement, il y en a d’autres qui ne présentent aucun symptôme et enfin il y a une absence affichée de tester les Français en masse comme l’ont fait la Chine, l’Italie et la Corée du Sud qui a testé 166 000 personnes !
Cette absence de tests concerne également les personnes décédées, car sur les centaines de décès quotidiens, il y en qui sont liés à la présence du virus qui fragilise encore plus les organismes déjà affaiblis par une maladie chronique par exemple ou simplement par l’age.
Ce n’est certes pas le virus qui les a tué, mais il y a contribué fortement! Comme ces personnes n’ont pas été testées il ne sera pas possible de les inclure dans le nombre des victimes du virus ce qui représente un handicap sérieux pour l’élaboration des plans de défense pour la prochaine épidémie.
De toutes façons, nous n’avions pas les moyens de tester plus de 1500 personnes au grand maximum en raison de structures et de moyens largement insuffisants. Il aura fallu attendre plus d’un mois pour qu’enfin on pense à utiliser les laboratoires de ville pour faire les prélèvements, et même cela n’est pas encore possible, car on manque cruellement de moyen individuels de protection pour aller faire les prélèvements à domicile car les laboratoires ne sont pas équipés pour les faire sur place.
Dans la même veine, il aura également fallu attendre plus d’un mois pour actionner une « réserve sanitaire » dont nous réclamons la création depuis 2003 !
On nous parle de « gestes barrières », expression devenue la nouvelle punch line, mais on dénie aux personnes vulnérables le droit de se déplacer avec un masque tout simplement parce que nous n’en avons pas assez et de très loin ! Curieusement, on nous dit qu’il faut se laver les mains, éternuer dans son coude, ne plus se serrer les mains ou se faire la bise, mais on n’entend plus parler de se protéger des aérosols émis lorsque nous respirons. Et pourtant si on veut que la vie continue comme cela semble être l’objectif du Gouvernement, il faut bien que l’on puisse protéger les autres des aérosols que nous émettons en respirant et en parlant, tout comme nous devons nous protéger des aérosols émis par les autres.
Le masque sert à freiner la propagation du virus…mais il n’y en a pas ! Alors on laisse faire la nature mais sans le dire…!
J.M. 11.03.20