MICHELIN

La fermeture de l'usine MICHELIN de La Roche sur Yon confirme ....

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La fermeture de l’usine MICHELIN de La Roche sur Yon confirme ce que nous écrivons depuis plusieurs décennies à savoir la dichotomie entre l’emploi, la mobilité nécessaire des salariés et notre politique du logement.

En son temps N. SARKOZY avait déclaré qu’il voulait faire de la France un pays de propriétaires ce qui est en opposition totale avec la mobilité des salariés, déclaration complémentaire de celle d’E. MACRON à EGLETON quand il avait suggéré que les salariés de GM&S à LA SOUTERRAINE, fassent 300km par jour pour aller travailler à la fonderie d’USSEL.

Nous continuons d’affirmer que la propriété de notre logement à tout prix est une erreur car nous savons que durant une vie nous aurons plusieurs employeurs qui ne seront pas forcément devant notre porte.

Cela implique que notre politique du logement doit être radicalement révisée et nous devons la réorienter vers la constitution d’un parc locatif riche et attrayant tout en n’interdisant pas l’accession à la propriété mais en la décalant vers la période précédant de peu la fin de l’activité professionnelle. On peut également imaginer que dans les loyers soit inclus un montant destiné à constituer un pécule en vue de l’achat ultérieur, une sorte d’achat en viager même si l’appellation est impropre.

Si nous voulons favoriser l’emploi, éviter les mouvements sociaux parfois brutaux tout en donnant satisfaction au plus grand nombre, nous devons aller vers un parc locatif important et de qualité, à la constitution duquel le patronat devra prendre une large part sous une forme ou une autre. Il y a très longtemps, les sociétés minières et textiles avaient compris cela et elles ont constitué de vastes cités ouvrières dont certaines sont particulièrement réussies comme celles des mines de potasse d’Alsace.

 

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