RAISONS CACHÉES ???
Les syndicats progressistes sont entrés dans la danse au prétexte de « l’age d’équilibre », au nom de l’ « l’age pivot » dont ils ne voulaient pas. Cette raison d’entrer dans l’action parait tellement dérisoire puisque cette mesure peut être supprimée sans gros problème, qu’il faut s’interroger sur d’éventuelles autres rasions plus profondes et beaucoup plus graves.
Il est probable que Laurent BERGER et les autres dirigeants progressistes se soient rendu compte du danger potentiel que représentait le projet actuel du régime par points tel qu’il est présenté, mais ne pouvant critiquer un système qu’ils prônaient depuis longtemps, il leurs fallait un autre angle d’attaque qu’ E. PHILIPPE leurs a offert sur un plateau. On a remarqué que derrière une certaine colère du patron de la CFDT, il y avait aussi un profond embarras.
Il est en effet possible que le projet présenté cache un glissement vers une privatisation des retraites à venir par une mainmise de la bancassurance sur un régime complémentaire, voire principal. Cela expliquerait la présence de J.P. DELEVOYE, très introduit dans ce milieu de l’assurance comme cela a été dévoilé ces jours-ci, car ce qu’on peut lui reprocher ce ne sont pas les sommes perçues encore que cela soit contraire à une bonne pratique, mais son pouvoir d’influence.
Il est également possible qu’ils aient deviné un éventuel projet qui sera introduit par a loi PACTE début 2020 et qui réduirait les cotisations patronales.
Ils se sont peut-être aussi rendu compte que la garantie de ne pas baisser la valeur du point ne donne aucune garantie de maintien du pouvoir d’achat des retraites.
Le silence du MEDEF au cours de la longue période de discussions et son approbation du projet présenté, ne sont peut-être pas innocent !