LA MUNCHLINE DU 14.03.25
Pandémie : le backlash
On se souvient du pataquès engendré par la pandémie avec les masques au centre du cafouillage et les divers intervenants pour animer les débats. Au-dessus de la mêlée il y avait notre Président avec son « quoi qu’il en coute » dont nous continuons à paye le prix sans oublier le clown de service en la personne du Pr RAOULT ! Le livre d’enquête des duettistes du journal Le Monde, le couple DRAVHOMME comme aurait pu les appeler l’ancien rédacteur en chef du Washington Post, nous a apporté les éléments qui nous manquaient et confirmé ce que nous soupçonnions.
En réalité nous avions tous ce qu’il nous fallait, à savoir le plan pandémie grippale pour les mesures à prendre, sauf qu’il trainait dans des tiroirs jamais ouverts et qu’il n’a pas fait l’objet de la maintenance habituelle et indispensable. En réalité, la maintenance des divers plans est indispensable pour les mettre à jour, mais aussi et surtout pour permettre à ceux qui ne les connaissent aps, d’en prendre connaissance ! pas ! Dans ce domaine, le responsable devrait être le Préfet de Région mais aussi le directeur régional de l’ARS...et on voit déjà les problèmes d’ego qui peuvent exister !
S’agissant des masques, le nombre prévu initialement de 1 milliard, a fondu comme neige au soleil en raison des incompétences cumulées y compris celle des membres de la Cour de Comptes qui, à tort, s’est crue compétente en matière de gestion des stocks de masques. Et quand on ajoute une incompétence à une autre, cela a vite de de « cuber » comme aurait dit ma belle-mère. Nous avions un établissement public, l’EPRUS dont la mission initiale était quasi parfaite. Maus s’y sont greffés des problèmes d’autorité et plus que certainement des susceptibilités diverses et variées.
En fait il y a deux domaines séparés mais qui devraient s’entendre : le médical et la gestion. Or la parie médical a voulu prendre les renes de l’ensemble sans avoir de compétence en matière de logistique. En effet comme le savent les logisticiens, la logistique doit précéder l’action de façon à l ce que la partie médicale n’ait plus qu’à enfiler ses sur bottes et gants et mettre le masque.
Mis quand les béotiens en logistique, y compris la Cour des Comptes, se sont intéressés au problème, cela a été pour « tout foutre en l’air » !
Toutes les ménagères savent comment gérer le contenu de leur frigo et de leur congélo et savent respecter les dates de péremption ! Ce n’était vraisemblablement pas le cas au Ministère de la Santé !
Les responsables politiques qui ont mis leur nez dans le dossier, y compris au plus haut niveau n’avait aucune compétence en matière de logistique et les autorités médicale n’en avait pas davantage !
Un stock c’est vivant et il faut l’entretenir, mais là sont intervenus ceux que j’ai appelé « les rabbins de Bercy », les spécialistes de l’attrition budgétaire qui ont tranché dans le vif des crédits, et ont empêché que le stock de masques reste à son niveau prévu de 1 milliard. Pour ce faire il fallait simplement faire « tourner » le stock en obligeant tous les hôpitaux et assimilés à commander leurs masques à l’EPRUS ce qui permettait à cet organisme de maintenir le stock stratégique au niveau voulu tout en permettant de sérieuses économies d’échelle car le milliard de masques ne se paye qu’une fois. Après ce n’est que du réassort ! C’est de la logistique élémentaire et incontournable, mais qui ne permet pas hélas, de pérorer tous les soirs sur les antennes !
Il est profondément regrettable que la logistique ne soit pas aussi présente qu’elle devrait l’être et ceci dans tous les domaines car c’est elle qui nous fera faire des économie et non en tranchant dans les budgets et les personnels même si çà et là cela y aboutira
J.M.