LA MUNCHLINE DU 19.09.24
Fiscalité
Nous n’allons pas revenir sur la nécessaire re-fiscalisation de notre pays après les plus de 50 milliards de cadeaux fiscaux divers dont, entre autres, le pacte DUTREIL totalement torpillé !
Mais la première chose qui doit être faite, la toute première mesure à mettre en œuvre est l’universalisation de notre fiscalité personnelle à l’instar de la fiscalité étatsunienne. Ce qui doit permettre d’éviter autant que faire se peut, l’évasion fiscale. Mais cette mesure doit s’accompagner, n’en déplaise aux avatars du Front National, de retravailler le droit du sol.
En fait et cela nous a été confirmé par les dessous des liens entre E. MACRON et les dirigeants du cabinet McKinsey, il nous faut, une fois de plus, rappeler que le Président MACRON est une recrue de la French American Foundation et qu’à ce titre il a été baigné dans les théories économiques de l ’Ecole de Chicago et de son membre le plus représentatif, le Professeur Milton FRIEDMAN, le Grand défenseur de l’ultra libéralisme, cette doctrine qui avait été mise en œuvre au Chili après le décès de du Président ALLENDE et son remplacement par le Général PINOCHET.
FRIEDMAN prônait le retrait de l’Etat des affaires économiques qui doivent rester entre les amains des hommes d’affaires.
Quand on analyse l’évolution de notre fiscalité depuis 2017, on peut constater que cette dérive sur laquelle il va être délicat de revenir et dont la « loi de l’offre » a fait et fait encore partie, n’est en fait qu’une autre forme de cette loi du capitalisme qui veut un maximum de profit dans le minimum de temps et avec le moins de risques.
Le but de la politique économique selon MACRON et son complice LEMAIRE, fervents disciples de FRIEDMAN, a été durant 7 ans, de confier de plus en plus de secteurs de notre vie privée au monde des affaires.
Deux exemples récents, les EHPAD et les crèches, sont largement privatisés alors qu’en Norvège, les « capitalistes » qui dirigent ce pays ont fait marche arrière et renationalisés ces établissements. Ils ont en effet constaté qu’entre le prix payé par les familles, les diverses subventions publics et le nécessaire bénéfice que ces établissements devaient générer, cela revenait globalement plus cher que dans le cadre d’une gestion locale ou étatique.
Malheureusement les tenants de la privatisation oublient un peu vite que les investisseurs attendent un retour sur investissement rapide et le plus élevé possible et pour les deux exemples cités on doit se poser la question de savoir si on peut subventionner des établissements à but lucratif ? Est-il éthique que ces établissements soient générateurs de dividendes ? Nos impôts et taxes doivent-ils servir à payer des dividendes ?
Cette privatisation rampante est partout. Ainsi les fourrières sont le plus souvent gérées par des sociétés privées. Idem pour les PV pour stationnement abusif ou encore le relevé des excès de vitesse sur les autoroutes, mais cela existe aussi dans les hôpitaux et le domaine de la Santé et « Doctissimo » après être passé de mains en mains, est aujourd’hui la propriété de Reworld Média, et le statut d’autoentrepreneur remplace un peu partout celui de salarié !
Dans le domaine de la fiscalité, le pacte DUTREIL est l’exemple de la dérive et ce dispositif qui au départ était bon, est devenu au fil des interventions politiques une nouvelle niche fiscale !
La suppression de la Taxe d’Habitation a bien profité à tout le monde, mais il n’y a pas de comparaison possible entre la TH d’un logement HLM et un appartement de standing dans une grande ville ou une station à la mode !
J.M.