C HOOSE FRANCE

Il semblerait que la France bénéficie d'une embellie dans le domaine des investissements étrangers et notre président...

CHOOSE FRANCE

 

Il semblerait que la France bénéficie d’une embellie dans le domaine des investissements étrangers et notre président ne néglige rien pour attirer les investisseurs.

Parmi les éléments qui peuvent expliquer ce « renouveau », il y a l’assouplissement des lois travail, la baisse du coût du travail par la baisse voire la quasi suppression des charges patronales, les fortes subventions d’Etat ou régionales, mais surtout la forte augmentation de la rentabilité des investissements puisque depuis 2018 la France est championne dans le versement des dividendes ce qui attire les capitaux comme le sucre attire les abeilles !

Seulement les politiciens ne parlent pas de cet attrait pour les dividendes, et n’explique cet afflue de capitaux que par la bonne politique qui est la leur. On France on n’aime pas parler argent, bénéfices, rentabilité,

Afin de ne pas effaroucher les investisseurs on ne parle surtout pas de l’imposition des bénéfices réalisés en France, ni d’optimisation fiscale et on « oublie » de mettre en place un dispositif législatif et juridique pour pallier les dégâts causés par d’éventuels départs lorsque les opérations engagées deviendront moins juteuses. Et pourtant des départs il y en a eu : Ford, Caterpillar, Molex, Conti, Whirlpool etc.

Toutes les grandes entreprises, que ce soit AIRBUS, ou les alliances Renault-Nissan et Peugeot-Fiat et bien d’autres ont leur siège aux Pays-Bas afin de profiter du fort juteux système d’ « optimisation fiscale » appelé le « sandwich hollandais ». D’autres installent leur siège en Irlande afin de bénéficier de la « doublette irlandaise » autre système d’évasion ou optimisation fiscale. Et ce sont des milliards qui échappent au fisc en toute légalité. Mais de cela, il ne faut surtout pas en parler !

D’un coté on baisse ou on supprime les charges des entreprises, on fait baisser l’impôt sur les sociétés qui va descendre jusqu’à 25% et, fidèle au slogan présidentiel, en même temps on sabre les petites économies des français en abaissant le taux du rendement du livret A à 0.5%.

Louis XVIII, le créateur du livret A, s’en est retourné dans sa tombe !

 

J.M. 21.01.20

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