Pékin vs Hong Kong

Les évènements qui se passent actuellement et depuis plusieurs semaines maintenant à Hong Kong...

PEKIN VS HONG KONG

 

 

Les évènements qui se passent actuellement et depuis plusieurs semaines maintenant à Hong Kong, ne sont pas sans rappeler les manifestations des gilets jaunes en France car elles exprimes les unes comme les autres un rejet de l’autorité centrale et une certaine marginalisation, ressentie ou réelle, d’une partie de la population.

 

Les réactions violentes de Pékin et du Gouvernement de Hong Kong qui lui est soumis, montrent aussi à la face du monde que les dirigeants chinois n’ont pas analysé ce qui se passe et qui consiste en un rejet d’une assimilation plus rapide que prévue par les accords de restitution de l’enclave à la chine continentale.

 

Hong Kong profite d’une certaine indépendance et ses habitants comptent bien ne pas la perdre au profit de l’uniformisation pékinoise.

 

Mais le pire est que les dirigeants de Pékin ne se rendent pas compte que les taïwanais sont témoins de « normalisation » que l’on veut imposer à la péninsule, ce qui leurs permet d’avoir un avant goût de ce qui les attendra lorsque Pékin récupérera Taiwan ce qui arrivera si on laisse faire, ce qui est fort probable.

 

La justification historique est un argument que nous avons mis en place et accepté lorsque cela nous arrangeait ce qui veut dire qu’on ne peut refuser aux uns ce qu’on a accepté pour d’autres et il en est de même pour les traités. Pékin a refusé de reconnaître le traité qui avait donné à la Grande Bretagne, et à perpétuité, la souveraineté sur Hong Kong, le bail de location ne concernant que les « nouveaux territoires ». Cela montre que les traités ne valent que tant que le plus fort le veut bien et y trouve son intérêt. L’exemple de D. TRUMP qui a renié la signature américaine au bas de plusieurs traités et accords est là pour le prouver.

L’autre exemple qui concerne quant à lui la justification historique et qui vient immédiatement à l’esprit est le cas de la création de l’Etat d’Israël au motif que la région concernée était occupée par ces habitants de la population mésopotamienne venue d’Ur pour coloniser « la terre promise ». Assez curieusement, ce que l’on a reconnu pour le peuple juif a été refusé aux serbes pour ce qui est du Kosovo, pourtant leur territoire historique.

 

L’ONU qui devrait résoudre ces problèmes et être le garant du droit des faibles face aux forts, n’a ni les moyens politiques, militaires et financiers, pour faire avancer les choses et le droit de veto des « forts » n’arrange rien à l’affaire, le non respect des multiples accords signés dans le triste dossier palestinien le prouve tous les jours. Le mur de séparation a été jugé illégal, mais il est toujours là et les colonies continuent de grignoter petit à petit toute la Cisjordanie. Pour ceux qui en doutaient encore, la création d’un Etat Palestinien n’a plus aucune crédibilité et cela n’arrivera pas, Tel-Aviv n’ayant depuis des décennies qu’un seul projet, celui du « Grand Israël » et l’éjection de toute la population musulmane qui pour une grande partie, est peut-être composée d’anciens juifs convertis de force à l’islam lors de l’avancée des troupes du Prophète dans sa campagne de conquête.

 

Décidément, l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement !

 

  1. M. août 2019

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