L'apprenti sorcier

Nous sommes certainement très nombreux à nous souvenir de "l' apprenti sorcier", ce conte mis en musique par Paul DUKAS et en image par Walt DISNEY...

L’ APPRENTI SORCIER

 

Nous sommes certainement très nombreux à nous souvenir de « l’apprenti sorcier », ce conte mis en musique par Paul DUKAS puis en image par Walt DISNEY dans le sublime « Fantasia ».

Aujourd’hui en France ce conte est devenu réalité et dans le rôle principal Mickey Mouse est remplacé par Macron Mouse*.

En arrivant à l’Elysée sans aucun « background », il a pris des décisions qui mettent en péril l’unité nationale car les conclusions de l’enquête qu’il avait diligentée en 2016 ne coïncidaient pas avec son programme électoral. Ainsi il a totalement ignoré, si tant est qu’il l’ait connu, ce dicton de l’ancien régime alors que les rois de France étaient gardés et protégés par des Gardes Suisses, « Pas d’argent, pas de suisses ! ». Cette ignorance lui a fait prendre des décisions visant à l’attrition budgétaire par la suppression rapide des impôts d’appartenance comme la taxe d’habitation et l’impôt sur le revenu au profit des impôts indirects donc indolores et en même temps la suppression des impôts pour les plus riches d’entre nous tout en favorisant l’explosion de dispositions visant à favoriser le rendement des entreprises et le versement de dividendes conséquents. Parallèlement il renforce le jacobinisme élyséen en supprimant l’autonomie budgétaire des collectivités locales. Tout cela crée une ambiance particulièrement délétère et des clivages dangereux pour l’équilibre de notre pays.

Alors, il tente de sauver les meubles qu’il a lui-même mis en péril et tire des chèques sur un compte largement débiteur en guise de sparadrap.

Il semble ignorer que la France est le seul « pays monde », présent en pleine souveraineté sur les cinq continents ce qui nous impose des dépenses que ne rencontrent pas nos voisins alors que nous ne sommes que 67 millions d’habitants pour les assumer. Ce particularisme nous oblige également à assumer les charges liées au fonctionnement de la seule armée crédible en Europe et il est éminemment regrettable qu’à l’Elysée on ne comprenne pas cela.

*« Mouse » parce que, faute de moyens, beaucoup de ses décisions n’accouchent que de souris.

 

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