Autoflagellation

En déclarant lors de sa visite en Afrique que "le colonialisme a été une erreur profonde...

AUTOFLAGELLATION …

 

En déclarant lors de sa visite en Afrique que « le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République », E. MACRON renouvelle ses erreurs politiques et nos anciennes colonies pourraient à bon droit réclamer des compensations financières pour cette faute républicaine. Malheureusement ce n’est pas la première fois qu’il commet ce genre d’erreur, la première ayant été la déclaration faite par le candidat MACRON en Algérie lorsqu’il avait qualifié de crime contre l’humanité la colonisation de ce pays.

Cette critique morbide de notre histoire frise le masochisme d’Etat mais, en analysant des faits historiques avec le regard du 21ème siècle, elle est aussi le signe d’une malhonnêteté intellectuelle profonde et on doit se demander quand est-ce qu’il condamnera le servage qui a sévit au royaume de France ou l’esclavage qui sévissait en Gaule lors de la conquête de la future France par les romains ! Il pourrait également condamner les massacres de la Saint Barthélemy ou encore les massacres de la Révolution sous la Terreur, la spoliation par la République des biens du clergé et de la noblesse et la décapitation de son lointain prédécesseur le roi de France et de sa famille. Mais, s’agissant de la période actuelle, il pourrait également se critiquer lui-même pour ignorance des conditions réelles de vie dans la France profonde par ignorance du contenu de l’enquête qu’il avait lancée en tant que candidat et qui est restée sur une étagère jusqu’à l’explosion sociale des gilets jaunes !

Ces déclarations sont totalement inutiles et, contrairement à ce qu’il pense, contreproductives car alimentant le sentiment anti français qui est à fleur de peau dans certains pays africains comme on a pu le voir lors de récents reportages. On peut certes regarder le passé avec une meilleure analyse qu’à l’époque, mais de là à parler de crimes contre l’humanité, d’erreur profonde et de faute de la République, il y a un pas qu’il n’a pas le droit de franchir car là c’est lui qui commet une faute grave contre la République.

 

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