PIKETTY AVANT PIKETTY
Il y a fort longtemps, alors que j’entrais dans la vie active, je m’étais interrogé sur le monde du travail, de l’entreprise et des interactions entre tout cela.
J’en étais arrivé à la conclusion que toute entreprise, quelque soit sa taille, et cela vaut pour l’artisan comme pour l’agriculteur, n’était que la rencontre entre des capitaux et des personnes chargées de les faire fructifier, et que l’un ne pouvait subsister sans l’autre. Suite logique j’en avais conclu que le capital financier devait avoir la même importance que le capital humain et réciproquement, et que cela devait se traduire au niveau des conseils d’administration.
En ce qui concerne la rémunération du capital financier j’avais conclu que celle-ci devait être partagée en deux. D’une part une rémunération de base garantie équivalant à ce que rapporterait un livret A, le reste du bénéfice net étant réparti en deux parts égales, l’une pour le capital humain au titre de la participation et l’autre moitié étant pour le capital financier et à répartir entre les actionnaires.
L’age venu, je reste toujours sur cette idée d’équivalence entre le capital humain et le capital financier, car ils sont tributaires l’un de l’autre. Lorsque ils auront accepté cette interdépendance et cette égalité de poids et de pouvoir, les entreprises pourront se développer harmonieusement et leur personnel, du bas jusqu’en haut de la hiérarchie pourront vivre dans un monde apaisé et tous s’en porteront mieux.