INCOHÉRENCES…
Depuis le début de la crise du Covid 19, la Grande Nation évolue entre affirmations, déclarations, démentis, et volte-face, niant un jour ce que l’on a prôné la veille.
Le cas le plus flagrant et symbolique est bien entendu celui des masques inutiles de l’aveu même du Directeur Général de la Santé qui aujourd’hui nous dit qu’il faut absolument en porter, alors qu’il avait déclaré quelques semaines plus tôt, qu’ils ne servaient à rien. Il avait également affirmé que le nombre de lits était largement suffisant pour faire face, que le nombre de tests était plus que suffisant et à plusieurs reprises que « les masques ne sont pas un sujet » Sic.
S’agissant de l’école nos décideurs ne savent pas sur quel pied danser. Il voudraient bien renvoyer les enfants dans les écoles, les collèges et les lycées afin de libérer les parents afin de les envoyer dans les usines et les bureaux, histoire de faire redémarrer l’économie, sauf que dans le même temps il rend obligatoire le port du masque, au moins dans les transports en commun et impose les contraintes sanitaires sur les lieux de travail…ce qui pose un problème pour le système éducatif.
Par ailleurs, si ce retour à l’école devient facultatif, c’est qu’il y a un risque. Or laisser cette responsabilité seuls parents est d’une lâcheté inouïe. Sans compter que si les parents décident de garder leurs enfants à la maison, qui ira travailler dans les usines et les bureaux ?
Se pose également le problème du repas de ce qui travaillent dans la mesure où les restaurants sont fermés. Ce problème ne se pose pas pour les personnels de l’Elysée, de l’AN et du Sénat où les cuisines continuent de fonctionner. Messieurs MACRON, FERRAND et LARCHER et leurs collaborateurs sont toujours servis par leur Chef. Question : - ne pourrait-on pas proposer aux restaurateurs d’ouvrir et de servir à manger en respectant les mêmes mesures que celles mises en oeuvre au sommet de l’État ?
Si on peut rouvrir les cantines d’entreprises, pourquoi ne peut-on le faire pour les cantines scolaires ?
Idem pour les coiffeurs qui continuent d’exercer au bénéfice de nos responsables alors que les salons et les coiffeurs à domicile sont à l’arrêt forcé ? Si le PR, mais aussi tous les ministres et collaborateurs ainsi que les militaires et gendarmes, peuvent se faire couper les cheveux pourquoi cela est-il interdit au reste de la France ? On suppose que ces « coiffeurs autorisés » respectent les consignes sanitaires, alors pourquoi les autres ne le pourraient-ils pas ?
Nous payons au prix fort et pour de très longs mois encore, les fautes de ceux qui ont ignoré, ou pire démantelé, le « Plan National de prévention et de lutte pandémie », de ceux qui ont dispersé le stock national de 1,5 milliards de masques que nous avions au début du quinquennat Hollande, de ceux qui étaient responsables de l’Agence de Veille Sanitaire et qui n’ont rien vu venir alors que l’on sait depuis de nombreuses décennies, que ce qui se réveille en Chine, a une très haute probabilité de venir chez nous comme cela a déjà été le cas à de nombreuses reprises depuis au moins 1945, date à laquelle on avait inventé en France l’hygiaphone, dispositif qui a disparu de notre paysage peut-être pour raison d’inesthétisme et que l’on redécouvre à la hâte. Fautes également de nos politiques qui ne jurent que par les promesses démagogiques de baisse voire de suppression d’impôts, de ceux qui ont donné les pleins pouvoirs à Bercy afin de supprimer des lits d’hôpitaux, si ce n’est d’hôpitaux entiers, de sabrer les lignes de crédits, de ceux qui ont autorisé le démantèlement de l’usine de fabrication de masques de Plaintel. Etc.
On pourrait appliquer à cette énorme faillite de la gouvernance de notre pays le principe « Too big to fail » et nos devrons tous « cracher au bassinet » et pour longtemps. Personne ne sera poursuivi, pas même inquiété, car il y a beaucoup trop de monde dans la boucle à commencer par E. MACRON, à l’Elysée depuis 2012, ce que l’on oublie un peu vite, puis à Bercy avant de revenir à l’Elysée en tant que Président de la République, fonction qui lui confère l’impunité.
Le Directeur Général de la Santé, celui qui n’a pas arrêté de se contredire peut dormir sur ses deux oreilles, ayant été choisi par le PR pour occuper ce poste en récompense de son soutien durant la campagne des présidentielles, il ne sera pas démis, il n’y a qu’à voir la pression qu’il a fallu pour « virer » A. BENALLA dont le procès a toutes les chances fort d’être reporté après 2022…s’il a lieu!
J.M. 26.04.20