Il faut sauver le "solad La Bourse; matricule CAC 40"

Notre exécutif nage ne pleine confusion, du jamais vu! Il faut que le confinement réussisse, mais en même temps il faut que les chantiers rouvrent et que l'on reprenne le travail. On n'a pas le droit de sortir...

Sauvons le soldat « LA BOURSE ; matricule CAC 40 » !

 

Notre exécutif nage en pleine confusion, du jamais vu !

Il faut que le confinement réussisse, mais en même temps il faut que les chantiers rouvrent et que l’on reprenne le travail. On n’a pas le droit de sortir sauf pour aller bosser, mais pas tout le monde. Les fraises et les légumes peuvent bien pourrir sur place, le petit salon de coiffure peut mettre la clef sous la porte et les restaurateurs peuvent faire ceinture, c’est nettement moins important que les chantiers BOUYGUE, EIFFAGE, du Grand Paris, des JO de 2024, de Notre Dame, de l’EPR et autres, qui doivent reprendre dare-dare sous la menace de ne pas accorder le statut du chômage technique. Et pourtant ils ne sont pas essentiels pour la survie du pays. Deux ou trois mois de retard n’ont strictement aucune importance. Mais il faut sauver la Bourse et les intérêts des actionnaires.

On envisage même de nationaliser l’une ou l’autre entreprise afin de la tirer du pétrin comme Air France ou Renault, alors que leurs problèmes si elles en ont, n’ont rien à voir avec le covid.-19. Le fond du problème est la défense des intérêts des actionnaires, ces personnes et organismes qui ne prennent jamais leurs responsabilités et mais qui veulent que se soit l’Etat qui assume les pertes, eux se réservant les profits. Tant qu’il y a des dividendes à engranger, ils sont contents mais dès que le temps s’assombrit un peu, ils appellent à l’aide.

Entre les millions de concitoyens qui n’ont plus de Bureau de Postes, pourtant services publics essentiels, et les actionnaires, le Gouvernement a vite fait son choix : ce sera La Bourse suivant en cela D. TRUMP, BOLSONARO et quelques autres.

En passant, on apprend qu’à Washington la planche à billets tourne à plein et on s’y apprête à sauver Boeing par l’injection de dizaines de milliards de dollars. Question : cela remettra-t-il en question les surtaxes douanières imposées à nos produits ?

Pas sur, car là-bas il faut sauver le soldat « Dow Jones » en baisse de moral !!!

 

  1. M. 26.03.20

 

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