ILS ONT TOUT FAIT FAUX !!!
Le projet de réforme des retraites a été particulièrement mal « emmanché ».
Dans un premier temps il aurait fallu définir de façon assez précise l’objectif précis et ne pas se contenter d’une phrase à l’emporte pièce comme « supprimer les régimes spéciaux » ou encore « chaque euro cotisé donne les mêmes droits ».
L’objectif défini, on prend son temps pour mettre au point les principes généraux qui devront être mise en œuvre comme par exemple que les dérogations éventuelles aux principes généraux ne pourront relever que des conditions d‘exercice de chaque métier c'est-à-dire la pénibilité, la dangerosité et la précarité institutionnelle de l’emploi concerné.
Ainsi par exemple, si on estime qu’un « biffin » ne peut plus crapahuter passé la quarantaine, c’est tout aussi vrai pour une danseuse de l’Opéra qui ne peut plus faire des pointes et dont les articulations sont usées à force de faire des pointes alors que le militaire dispose de dispositifs techniques qui lui permettront de compenser une éventuelle fatigue ce qui n’est pas possible pour une danseuse.
Cette discussion sur les conditions d’exercice d’une profession doit se faire métier par métier et non par corporations.
Ainsi, si le policier de terrain rencontre des conditions difficiles voire dangereuses dans l’exercice de son activité, il n’en est pas de même pour celles et ceux qui sont à l’accueil des commissariats ou dans les bureaux. Idem pour les employées de bureau de la SNCF et ceux qui sont sur les voies ou encore entre les lignards d’EDF et ceux qui travaillent le derrière sur leur chaise.
En même temps que l’on discute sur les conditions d’exercice des métiers, on doit s’intéresser aux privilèges dont bénéficient certains comme les transports quais gratuits pour les cheminots et leurs familles, les transport gratuits pour les personnels d’Air France, le paiement d’un important complément de retraite de 1300,00 €/mois sur 15 ans pour les contrôleurs aériens, l’énergie quasi gratuite pour les électriciens et les gaziers ou encore le financement direct de la retraite complémentaire des ces derniers par les abonnés par le biais de la CTA qui figure sur nos factures d’énergie.
Tout ceci doit et peut se faire dans le système actuel sans passer par un remplacement au profit d’un système par points qui lui répond à d’autres objectifs à relativement court termes comme le glissement d’une part de plus en plus importante des retraites vers un système financier et boursier au profit du monde de la finance pris dans une large acception du terme.
Si notre Président a le courage nécessaire et s’il n’est pas mené par son hubris, il devrait prendre TRES vite la décision de mettre fin au désordre actuel et de remettre l’ouvrage sur le métier. Mais osera-t-il reconnaître la magistrale erreur de procédure et y mettre fin afin de repartir à zéro ? Nous aurons la réponse le 31 décembre au soir.