MANAGEMENT
Quel que soit le domaine sous tension, qu’il s’agisse de l’hôpital, la police, la SNCF, les EHPAD et autres, quand on pousse l’analyse des revendications et des malaises, on s’aperçoit qu’au départ, à la base, il y a un problème de management. Nos politiques et nos Hauts Fonctionnaires, E. MACRON en tête, n’ont pas appris à prévoir les crises ni comment les gérer. Ils n’analysent pas les conséquences que vont avoir leurs décisions avant de les appliquer parce que bureaucratiquement parlant, cela devrait « coller ». Alors, quand ça déraille (désolé je n’ai pas résisté !) ils sont comme une poule qui a y trouvé un couteau en ne comprenant pas pourquoi ça coince!
Au Technicentre de Châtillon, on a supprimé 12 jours de repos compensateurs à des agents qui travaillent en 3 X 8. C’était mettre le feu aux poudres !
Mais il y a aussi le mépris et le laminage par l’exécutif des corps intermédiaires que sont les syndicats. Et on s’étonne qu’ils n’aient plus d prise sur les salaries ! À la SNCF, le nombre de délégués du personnel a été divisé par quatre et dans le même temps on a fusionné les CE avec les CHSCT. Alors depuis plusieurs années maintenant, on assiste à l’éclosion de structures spontanées, innovantes, flexibles, limitées dans le temps et spécifiques à chaque mouvement comme les « coordinations » et les « collectifs ».
Ceux de nos responsables qui prônent la « start up nation » oublient que grâce aux technologies nouvelles et aux réseaux sociaux, la population s’ouvre sur un monde qui a rapetissé et que cela permet de créer des liens à la vitesse de la lumière.
Il serait temps que les relations entre dirigeants et citoyens évoluent, mais malheureusement cette évolution souhaitée et promise durant la campagne électorale de 2017, s’est heurtée à l’affichage et l’exercice d’un pouvoir jupitérien, vertical et très profondément jacobin.