Le mouvement des gilets jaunes s’inscrit bien évidemment dans la lutte de classe

Les salariés devront reconquérir leurs syndicats un peu comme l’on fait les gilets jaunes pour les ronds points.

Le mouvement des gilets jaunes s’inscrit bien évidemment dans la lutte de classe et pas seulement dans ce pays. De partout montent des révoltes contre les conséquences funestes du maintien du capitalisme. De la pauvreté extrême qu’il engendre pour des milliards de prolétaires au dérèglement climatique en passant par les guerres et le terrorisme qu’il suscite.

Le mouvement des gilets jaunes est né sur les ronds points parce que la situation politique en France après l’effondrement électoral de la gauche ( bien mérité ) et de la droite ( exténuée) sur lequel s’est gonflée la « bulle Macron » avec plus de 50% d’abstention ne permettait pas qu’elle s’exprime ailleurs surtout et d’abord parce que les « chefs » des syndicats ouvriers se livrent de manière éhontée et de plus en plus visible aux yeux des grandes masses à la Concertation qui n’est autre qu’une collaboration à la politique du Médef , de L’UE et de ses gouvernements de droite comme de « gôche »

Ajoutons au tableau le fonctionnement anti démocratique de la Ve République, les dizaines de millions de voix du RN comme de FI ne se retrouvent pas à l’assenblée qui n’a d’ailleurs que très peu de pouvoir face à un excécutif qui les a tous.

Le mouvement des GI est donc une révolte populaire violente face à un régime violent, une émeute XXL. Bien sur le RN s’en sert pour demander la dissolution de l’AN mais ce n’est pas vraiment nouveau, qu’il essaie d’ethniciser le mouvement est dans l’ordre des choses aussi mais sans grand résultat quoique en disent Lancetre et quelques autres. Et d’ailleurs les migrants continuent de préférer  migrer ailleurs que dans « le pays des droits de l’homme » dont il faudrait remplacer « homme » par « policier ». 

Le mouvement des gilets jaunes a prouvé que le régime Macron ne tient plus que par sa police encore que celle ci devient de plus en plus indépendante du pouvoir comme l’a montré l’affaire Bénalla et les commissions d’enquête. Le grand débat qui s’annonce sera un grand bide, on peut même dire un gros bide de sénateur...La flamme du mouvement GJ s’éteindra peut être mais pas les braises. la crise du régime ne peut que s’accentuer car Macron ne peut pas ne pas continuer ses « réformes » meurtrières indispensables a la bourgeoisie.

Et les dirigeants syndicaux ne pourront pas longtemps encore protéger Macron sauf à vouloir se faire hara kiri.

La lutte de classe qui ne s’arrête jamais continuera et c’est bien ce qui exaspère tous les nantis Madame Le Pen comprise, c’est bien ce qui les fait aboyer et baver sur les plateaux télé et ailleurs comme des caniches de garde du Capital qu’ils sont, eux qui se prennent pour des journalistes et des citoyens « instruits ». 

Les travailleurs devront reconquérir leurs syndicats un peu comme l’ont fait les gilets jaunes pour les ronds points.

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