Que la grève soit devenue la seule arme qui puisse faire plier Macron et le Médef est une certitude. C'est le seul pouvoir véritable de la classe ouvriere surtout quand la situation devient sérieuse et elle l'est ! Cependant quelques questions restent sans réponses et d'abord celle de l'unité et l'unité c'est l'unité de la base au sommet des organisations ouvrières. Comment l'unité serait elle possible avec des dirigeants syndicaux ( le sommet ) qui ont passé l'été à l'ombre de la Concertation avec le gouvernement Macron et qui se préparent à être associés aux décrets d'application ?
Tant que ce problème ne sera pas réglé d'une façon ou d'une autre la division continuera, et les journées d'action qui en sont le menu aussi. Le Front social a le mérite de partir à l'avant garde et c'est tout à l'honneur de ses militants qui sont courageux mais une autre question se pose : peut on contourner le front unique ouvrier et finalement l'ignorer en se disant que les dirigeants finiront bien par se rallier tirés par les masses ?
Là on rentre dans un cercle vicieux car les " masses" ont besoin d'un appel unitaire des dirigeants, de tous les dirigeants. ( je n'inclue pas la CFDT bien sûr dont les origines sont au Vatican comme chacun sait ) .
Il faut donc aller les chercher les dirigeants et s'ils sont chez Macron hé bien c'est là bas qu'il faut aller les chercher, gentiment bien sûr avec tout le respect qui leur est du et pas attendre qu'ils viennent d'eux même car à mon avis on pourrait attendre longtemps.
Macron et le Médef ne sont fort que de la division syndicale c'est à dire du double jeu que jouent les Martinez, Mailly et autres à la FSU ou à l'UNEF. Et ce petit jeu n'a que trop duré et nous coûte trop cher.
Mélenchon si j'ai bien compris son discours se fait fort de réaliser l'unité par une manif à un million en les plaçant les dirigeants en tête. On a envie de lui dire chiche mais là aussi il faudra que le dirigeant de la FI leur demande de boycotter Macron et ses ministres car on ne peut pas être à la fois " devant " et chez Macron en train de peaufiner les textes d'application des ordonnances. On peut peut être suggérer à jlM que l'assemblée nationale serait peut être plus indiquée que les champs puisque c'est bien à l'AN que par le jeu subtil de la constitution monarchiste les ordonnances doivent repassées comme pour balancer une gifle supplémentaire et finale aux travailleurs. Gifle administrées par les députés bourgeois rassemblés, Mais ne faisont pas de préalables à l'unité.
Allez Chiche !