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Billet de blog 1 décembre 2015

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Un beau lieu pour des promesses : Le Bourget

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La COP21 vient d’ouvrir. Cette grand-messe internationale annuelle succède aux vingt éditions précédentes qui retentirent de déclarations propres à tirer des larmes à des crocodiles inquiets de ce deviendra l’eau dans laquelle ils vivent presque toute la journée.

La série fut ouverte à Berlin, où la COP1, en 1995, fut marquée par la fixation d’objectifs chiffrés, pays par pays, de limitation des émissions de gaz à effet de serre. Il fallut, cependant attendre la COP2 de Genève pour que soit affirmé que « les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité ». On pourrait se demander pourquoi limiter les gaz à effet de serre si cela n’avait pas représenté un danger. En 1997, à Kyoto, la COP3 correspondit à l’adoption d’un plan de réduction des émissions de 5,2 % d’ici 2020 … mais les deux principaux pollueurs, les Etats-Unis et la Chine refusèrent de signer ce protocole … ce qui lui fit perdre sa principale chance d’être miseen œuvre.

Passons sur quelques COP intermédiaires, au cours desquelles peu d’avancées significatives intervinrent, et rappelons-nous le Sommet de la Terre à Johannesbourg en 2002 où Jacques CHIRAC déclara : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Sept ans plus tard, la COP15 de Copenhague fut un bide reconnu par tous, y compris par les plus naturellement Bisounours.

Cancún, Durban, Doha, Varsovie, Lima ne sont pas les destinations de vacances d’un Bobo fanatique de tourisme organisé, mais les villes où se réunirent les COP allant du seizième au vingtième numéro sans résultats majeurs.

La COP21 s’ouvre avec une certitude, reconnue lundi matin par Laurent FABIUS lors de son passage à la matinale de France-Inter : les promesses des pays qui ont adressé leurs intentions de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre ne permettent pas de limiter à 2 °C la hausse des températures d’ici la fin du siècle … et, surtout, la possibilité de conserver une certaine maîtrise des climats (En clair, au-dessus de cette limite l’envol des températures pourrait devenir irrattrapable).

Je ne voudrais pas paraître superstitieux, mais choisir Le Bourget pour une conférence ouverte par un discours de François HOLLANDE … c’est vraiment prendre le risque de ne pas vaincre le signe indien qui marque les promesses de toutes les COP précédentes. La Finance, grand ennemi de François HOLLANDE ... devenue depuis son alliée, peut en témoigner avec le sourire aux lèvres.

Jean-Paul BOURGÈS 1er décembre 2015

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