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Billet de blog 2 août 2013

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La fin du gâchis a sonné

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce qui est le plus ringard, et qui sera d’ailleurs probablement bien vite interdit, c’est l’usage unique.

Dans le cadre des controverses à propos des techniques et modalités d’enlèvement et de traitement des ordures ménagères du « SICTOM-entre Monts et Vallées » (Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères), l’association dont je fais partie ne s’appelle pas sans raison CVD, « Collectif Valorisons nos Déchets ».

J’ai évoqué précédemment les avancées que nous avons obtenues par rapport au comportement à l’égard des habitants auxquels, après trois ans d’opposition mais aussi de propositions de notre part, la parole est enfin donnée afin qu’ils s’expriment sur ce qu’ils souhaitent.

Mais, au-delà de ce changement d’attitude plus conforme à ce qu’on appelle la « démocratie de terrain », il faut maintenant faire évoluer ce SICTOM pour généraliser le compostage … y compris par des lieux dédiés à un compostage collectif, amplifier très significativement les gestes de tri, et penser à utiliser les terrains où furent enfouis les déchets depuis plus de trente ans, comme de véritables mines où se trouvent plein de choses utiles à récupérer.

Les ressources naturelles s’épuisent, la terre ne continuera à pouvoir subvenir à l’ensemble de nos besoins qu’à la condition de recycler sans fin ce que nous consommons. Construire des incinérateurs énormes qui fabriquent de la chaleur, certes, mais qui sont le dernier maillon d’une logique de l’usage unique et qui lâchent dans l’atmosphère des produits dangereux pour la santé des être vivants et des gaz à effet de serre, c’est l’illustration d’une pensée totalement rétrograde.

Il y a de bons débuts en matière d’exploitation de ce que l’on appelle encore « déchets » qui est un terme méprisant, alors que ce qui reste après une utilisation, c’est justement ça qui garde une valeur puisque c’est ce qui peut être recyclé.

Mais nous n’en sommes qu’au travail des pionniers, alors que le XIXe et surtout le XXe siècle auront été l’âge principal de l’épuisement de la terre. Se rappeler que l’exploitation du charbon et du fer en France ne dure à peu près que ces deux siècles … et que toutes nos mines ont fermé, c’est prendre conscience du caractère absolument limité des ressources.

Le combat idéologique de ce XXIe siècle ne sera pas entre collectivistes et capitalistes, mais entre ceux qui, pour le même niveau de vie, voudront exploiter la terre à fond sans se soucier de ce qui restera aux générations suivantes et ceux qui voudront construire de nouveaux modèles de production et de consommation préservant au maximum les ressources pour ceux qui nous suivront. A cet égard, le débat autour du gaz de schiste est particulièrement emblématique.

Il reste à voir comment on peut recycler de façon positive pour l’humanité les discours politiques qui paraissent juste bons à être mis à la poubelle. Du compost de propos d’HORTEFEUX ou de BOURDOULEIX, est-ce que ça fournirait du terreau pour faire pousser « les melons », comme on dit dans l’Auvergne de Brice HORTEFEUX ?

Jean-Paul Bourgès, le 2 août 2013

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