Ah ! Enfin du sérieux, du concret, du béton … il était temps

Trop prudent pour se comporter comme un minable Papaandréou, un petit Zapatero ou un quelconque Sócrates qui, parce que socialistes, ne savent que dépenser et gaspiller le bon argent gagné par les patrons méritants du CAC40 … notre caudillo à nous n’avait, jusqu’ici, proposé que des réductions.

Des réductions de tout : des réductions de droits, des réductions budgétaires, des réductions des espaces de liberté de circuler. De plus en plus il était « Monsieur moins ». Il proposait même de réduire ses envolées bling-bling « Vous verrez je serai un président différent ! ».

La campagne se dirigeant vers son issue, il fallait bien apporter au moins une promesse positive, l’une de celles qui font rejaillir la phrase classique « Quand le bâtiment va, tout va ».

Alors ça y est, nous avons un engagement positif. Pas celui d’éviter de fermer mille classes de vingt quatre élèves … mais celle de construire vingt quatre mille places de prison.

Le voila bien le symbole de ce quinquennat qui s’achève et que l’on aimerait voir se finir encore plus vite, car on achève bien les chevaux.

L’idéal auquel rêve Sarko 1er, dans l’optique d’un Sarko 2 auquel il prétend, c’est d’accroître de 40 % le nombre de places de prisons. Il est vrai que le passage par la case prison est, dans notre jeu de l’oie social, la plus sure façon de s’ancrer dans la délinquance comme on a pu le constater bien tristement avec Mohamed Mehrah.

Fermer les frontières, fermer les portes de prison, fermer sa gueule … voila le programme qui nous est proposé … ah non, j’oubliais, les retraités toucheront leur dû le 1er du mois et non le 8 (Aux taux bancaires actuels, ça correspond à une royale augmentation de soixante dix sept centimes chaque mois pour un retraité touchant une pension de mille euros). Est-on d’ailleurs sûr que ça ne serait pas le 1er du mois suivant ?

 

Jean-Paul Bourgès, le 6 avril 2012

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