La robotique fait des progrès tout à fait extraordinaires, même si l’on est encore bien loin de savoir doter un robot des multiples capacités des humains.
L’un des problèmes les plus difficiles à résoudre consiste à « comprendre l’environnement » dans lequel on se déplace afin de s’orienter. Des scientifiques du MIT ont développé des techniques très sophistiquées à base d’images en trois dimensions qu’un algorithme est capable d’analyser afin de se réorienter dans un environnement vu sous un autre angle que celui repéré lors d’un premier passage et même si une partie des vues initiales est masquée par des obstacles. Les humains, mais les animaux aussi, savent fort bien faire cela. Les robots, eux, en sont actuellement incapables.
L’objectif de ces recherches appliquées est, bien sûr, de fabriquer des robots susceptibles d’une grande autonomie en étant capables de trouver leur chemin sans être déjà obligatoirement passé exactement au même endroit.
En regardant ce qui s’est passé dans notre environnement politique au cours des deux dernières années, je me suis mis à penser que les robots que nous avons eu la faiblesse de hisser à l’Elysée et dans tous les rouages du pouvoir, n’étaient vraiment pas encore dotés de la capacité de s’orienter.
N’est-ce pas tout simplement parce que ce ne sont justement que des robots, sans sensibilité, sans convictions, sans aucun charisme ?
Faudra-t-il attendre d’autres progrès des scientifiques du MIT pour que nos robots refassent de la politique en retrouvant enfin ce que gauche et droite signifient ?
Jean-Paul Bourgès 7 avril 2014