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Billet de blog 7 juin 2012

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Exploitation tous azimuts

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

B A   BA    et    deux fois deux font quatre …

Comme le titre le montre, le billet de ce jour devrait quitter le terrain de la politique et parler, bien évidemment de ce que nos enfants doivent apprendre pour accéder « aux savoirs fondamentaux » comme on dit quand on rédige une circulaire pédagogique au ministère de l’Education Nationale.

En fait, ce n’est pas des premiers pas de tout élève que j’ai envie de vous parler aujourd’hui … mais d’une forme assez odieuse d’exploitation de toute une partie de nos jeunes.

Pour commencer par le « B  A    BA », rappelons-nous ce qu’est une BA pour beaucoup de personnes. Une BA, c’est une « Bonne Action » qui est la colonne vertébrale de ce monde associatif qui met en œuvre une large partie de ce qui est indispensable pour que le mot solidarité continue d’avoir un sens dans notre pays.

Mais, si je passe au « deux fois deux font quatre », j’aborde une détérioration de la morale économique qui, des multi-nationales qui domicilient leurs profits là où on ne paye pas d’impôt,  va jusqu’à l’artisan qui se fait payer au noir une grosse partie de ses prestations … en passant désormais par l’association sans but lucratif.

Quand on sait la difficulté qu’éprouvent beaucoup de nos jeunes pour trouver un stage véritablement qualifiant … par exemple dans un Etablissement pour personnes âgées … imaginons la joie d’une jeune-fille qui trouve un stage de quatre mois lui permettant de mettre en œuvre ce qu’on lui a appris, en s’intégrant à une structure « désintéressée ». Pensons aussi à sa réaction quand son stage de quatre mois est découpé en deux séquences de deux mois pour n’avoir aucune rémunération à lui verser !

Eh, oui, vous avez désormais le sens complet du titre de ce billet. La « Bonne Action » mais découpée en deux fois deux mois … afin de bien presser le citron jusqu’à la dernière goutte. Réfléchit-on aux notions d’exploitation, de détournement des textes légaux, d’abus de pouvoir … qui peuvent s’installer dans les esprits de ces jeunes diplômés quand ceux qui semblaient les plus scrupuleux se révèlent aussi semblables aux esclavagistes modernes ?

Jean-Paul Bourgès 7 juin 2012

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