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Billet de blog 7 août 2013

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America save Apple !

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Le monde ne peut survivre que par le règne sans partage d’une économie mondialisée, soumise à une seule loi : celle de la libre concurrence.

Tel est le catéchisme économico-politique qui s’est peu à peu imposé sur la terre entière, à l’exception de quelques territoires comme la Corée du Nord. Certains pays, comme la Chine ou le Vietnam vivent toujours sous un régime politique inspiré du marxisme et de la dictature du prolétariat – se résumant, en fait, à la dictature du seul parti autorisé – mais ils ont, eux aussi, adopté les lois économiques du libéralisme économique, sans même être partiellement régulées par un droit du travail protégeant les travailleurs.

Voici, en tout cas, l’image d’Epinal qu’ont réussi à nous imposer les grands-prêtres, les vicaires, les diacres et les enfants de chœur de cette religion universelle qui règne aussi bien en terre chrétienne que musulmane ou boudhiste.

Nous savons bien qu’il ne s’agit que d’une couverture de façade à un impérialisme sans aucun scrupule des Etats-Unis. Les Américains prônent la liberté en matière économique, à la condition que ce soit la liberté du renard et des poules dans le poulailler … et qu’ils aient le rôle du renard (Est-ce pour cela que leur grand réseau d’information s’intitule « Fox-news » ?). Le protectionnisme américain s’exprime sans aucun complexe dès que la concurrence pourrait ne pas être favorable aux entreprises américaines. Rappelons-nous la campagne organisée aux Etats-Unis au début des années 70 pour empêcher le Concorde d’atterrir aux Etats-Unis. La seule raison de ce blocage empruntant les méandres de réglementations tatillonnes inventées à cette occasion, c’était d’empêcher l’Europe d’acquérir une place sur un marché où les Etats-Unis étaient absents. Dans la bataille commerciale entre Boeing et Airbus, tout a été tenté par la Maison Blanche pour freiner la pénétration d’Airbus aux Etats-Unis, sans trop se préoccuper de « libre concurrence ».

Dans la bataille commerciale entre Apple l’américaine et Samsung la coréenne, le président Barack OBAMA vient de faire très fort en mettant son veto à une décision de sa propre administration qui donnait raison à SAMSUNG.

Rappelons-nous l’époque où Barack OBAMA se présentait pour la première fois à l’élection présidentielle. Un noir était-il vraiment capable de défendre les intérêts américains ? Il fut élu, il fut re-élu, il est le premier à utiliser son droit de veto en matière économique depuis plusieurs décennies pour protéger une industrie américaine des effets de la libre concurrence.

Pour avoir un regard positif sur cette décision, qu’on pourrait bien considérer comme scandaleuse au pays du libéralisme, constatons que la couleur de la peau n’a rien à voir avec la politique qui est conduite par un Président des Etats-Unis. Les vieux ségrégationnistes américains avaient probablement besoin de le découvrir … nous, nous le savions sans cette regrettable confirmation.

Espérons que le résultat sur la place des personnes de couleur aux USA sera décisif. Ça ne serait pas négligeable et « God bless America ! ».

Jean-Paul Bourgès 7 août 2013

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