Le six juin 2014 est à marquer d’une croix blanche … il y en a tellement à Colleville et en d’autres lieux, qu’en prélever une ne se remarquera même pas.
A la vue de ce Barnum planétaire, organisé sur le lieu où se déroula un exploit militaire et humain qui fit tant de victimes pour en finir onze mois plus tard avec la barbarie nazie, comment ne pas penser à « La danse macabre » de Camille SAINT-SAËNS ? http://www.youtube.com/watch?v=71fZhMXlGT4
Les rassemblements dans les cimetières sont, chacun le sait, des occasions de retrouvailles familiales où des cousins qui ne s’adressaient plus la parole, en raison de successions n’ayant pas fait que des heureux, sont bien obligés de se voir sans se sauter à la gorge. Le plus fort est toujours celui qui marche devant, signifiant ainsi à celui qui le suit : « Je te crains si peu que cela ne me fait pas peur que tu sois derrière moi ». Cette situation est bien exprimée par la photo ci-après où Vladimir POUTINE laisse derrière lui Barack OBAMA marcher courtoisement au pas d’Elisabeth II.
Les simagrées des « grands » sont bien petites. Pensez donc, les 4 et 5 juin, s’est tenue à sept une réunion du G8 afin de bien punir ( ? ) Vladimir POUTINE, non d’avoir instauré en Russie un nouveau régime policier, non d’avoir fait massacrer des Tchétchènes … mais d’avoir repris cette Crimée qui n’avait été « donnée » à l’Ukraine qu’à l’époque où, de toute façon, l’ensemble constituait la grande Union Soviétique. Qui pouvait imaginer que les Russes pourraient se voir privés d’une base navale sur la Mer Noire ?
Même si l’on troqua donc un G8 à Sotchi contre un G7 à Bruxelles sans Vladimir POUTINE, le lendemain il était au premier rang des invités lors des célébrations d’un débarquement, qui avait poutant eu lieu sans la Russie et plutôt pour soulager bien vite le front russe comme Joseph STALINE le réclamait instamment..
Et la diplomatie alla bon train, de tombe en tombe, avec de ci de là, une tape sur l’épaule à l’un de ces vétérans ayant survécu à la guerre et à l’usure des soixante dix ans qui suivirent.
Le plus fort de tous fut notre grand chef en diplomatie, Laurent FABIUS. Mais, c’est qu’il peut être méchant et mordant quand il veut … puisque François HOLLANDE n’ayant pas réussi à convaincre Barack OBAMA d’intervenir dans des affaires de justice au profit de la BNP … comme tout Président de la République française le fait couramment, il menaça de mettre des bâtons dans les roues lors de la négociation de TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) ! Quel gamin, ou plutôt, quel pitre ! Personne ne lui demande son avis … non plus, d’ailleurs, qu’à aucun d’entre nous. Va jouer dans le jardin, petit … ça c’est un sujet pour les grandes personnes. Comment n’a-t-il pas entendu RENAUD-OBAMA lui dire « Casse-toi tu pues … et marche à l’ombre » ? ( http://www.youtube.com/watch?v=DzimwyCQWC4 ).
Jean-Paul Bourgès 8 juin 2014