Joël MARTIN 6 Son retour réjouirait-il les ennemis de l’arbitraire ?

A l’occasion du billet de LA PARISIENNE LIBEREE sur le conflit des intermittents, et alors que je soutiens fortement ce mouvement auquel participe ma fille aînée, j’ai souligné le paradoxe consistant pour Médiapart à s’indigner que l’arbitre nommé par le gouvernement ne soit pas neutre mais à refuser qu’un conflit entre Médiapart et un abonné, Joël MARTIN, se résolve avec l’intervention d’un médiateur. Avant de m’exprimer ainsi je n’en avais nullement parlé préalablement à Joël MARTIN, car je suis un homme libre de toute attache et c’est toujours comme tel que je m’exprime.

A la suite de cela un autre abonné m’a fait de vifs reproches de perturber  le fil de discussion du billet de LA PARISIENNE LIBEREE et il est allé (En messagerie privée) jusqu’à se réjouir qu’aujoud’hui il n’y ait rien de publié à propos de ce que Géraldine DELACROIX a pensé utile d’appeler une « étrange affaire », suivant en cela une formule que j’avais utilisée.

Le mieux étant de laisser les personnes s’exprimer elles-mêmes, j’ai proposé à Joël MARTIN d’héberger sur mon blog un texte à me faire parvenir. Je suis désolé de décevoir ainsi cet abonné unique qui était heureux d’être débarrassé de Joël MARTIN.

Vous trouverez donc ci-après le texte que vous écrit Joël MARTIN par mon entremise ...

Jean-Paul Bourgès 12 juin 2014 

 

Un grand merci à l’ami Jean-Paul qui m’offre son hospitalité.

Plus d’une centaine d’abonnés m’ont manifesté leur soutien. Je les en remercie du fond du cœur. Pas loin d’une quarantaine de billets ont mis au grand jour une vive désapprobation de mon éjection et le non moins vif souhait que cette mesure soit levée. Parmi les abonnés qui sont favorables à cette levée, certains s’emploient à contourner l’arbitraire. Je les en remercie particulièrement.

En effet, bien que privé de mon droit d’écrire sur un site auquel je paie un abonnement me donnant ce droit, j’ai pu continuer sporadiquement à m’exprimer grâce à des « transmetteurs » que cette mesure révolte. Je leur adresse toute ma gratitude. Grâce à eux, le bâillon de la censure a des trous.  

Mais cette situation est boiteuse et quelque peu ubuesque. Car non seulement je n’ai plus le droit d’écrire mais par une ahurissante mesquinerie, je ne peux même pas lire mes messages personnels ni a fortiori leur répondre. Plus grave : un message personnel (je peux savoir combien restent en souffrance) a récemment disparu sans laisser de trace. Or qui dispose des possibilités techniques d’opérer un tel rapt ? Sûrement pas un abonné. Étrange, vous avez dit étrange… Toujours est-il que la mesure d’interdiction d’écrire qui me frappe réussit l’exploit d’être plus efficace sur ma correspondance privée que sur mon écriture publique. Bravo les artistes…

Quelques abonnés se sont explicitement déclarés opposés à mon retour. Libre à eux. Cela dit, hormis un certain psychanalystophile qui me traite d’énergumène principalement pour mes opinions anti « packing », les opposants à mon retour n’avancent pas beaucoup d’arguments, se contentant d’user et d’abuser du mot « dénigrement ». Ce vocable inclut la diffamation. Or mes griefs envers EP sont factuels et vérifiables. On peut les lire dans le billet :http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-sangare/200514/les-vraies-raisons-de-l-ejection-d-un-dissident-contrepeteur-par-joel-martin

A ce jour, l’argumentation précise que présente ce billet n’a reçu aucune réfutation de la part de Mediapart

Mais au-delà de mon cas, il semble qu’une très grosse majorité des abonnés qui s’expriment sur ce sujet manifestent surtout leur réprobation de l’arbitraire, de la censure, et du « faites c’que j’dis, faites pas c’que je fais » couramment pratiqué à Mediapart. » Autant de taches sur le blason du « chevalier blanc » qui donne des leçons à l’univers sauf à lui-même.

Bien qu’étant catalogué « vieil emmerdeur » par une jeune et brillante abonnée, qui par ailleurs se prononce aimablement en faveur du rétablissement de mon plein droit à m’exprimer, merci mademoiselle, je pense m’apparenter plutôt au petit garçon d’Andersen qui voit le roi moustachu tout nu et qui décrit sans ambages ce qu’il voit.

Le roi s’en offusque et chasse le vieux chenapan.

Associée à l’absence de réfutation argumentée évoquée plus haut, cette mesure arbitraire est un aveu de faiblesse.

Je pense donc que Edwy Plenel sortirait grandi s’il prenait une mesure de « clémence », dont je ne manquerais pas de saluer la sportivité. En est-il capable ?

En attendant cette éventualité, et malgré les ronchonnements de tel abonné qui aspire à ne plus entendre parler de moi pour des raisons jusqu’alors non précisées et qui accroche l’ami Jean-Paul, je crois qu’il ne se passe pas un jour sans que ne paraissent un commentaire ou un billet comme aujourd’hui, sur mon « affaire », qui n’a rien d’étrange. Ce qui serait étrange, compte tenu des professions de foi démocratico-participatives de notre site, c’est que ce billet disparaisse comme quelques autres ces temps-ci. À mon humble avis, cette sorte de triangle des Bermudes est bien plus étrange que mon « affaire »…

Encore merci à chaque personne qui me soutient, et contrepet sur terre aux personnes de bonne volonté !

Joël Martin, arbitrairement étrangement traité en étranger.

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