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Billet de blog 12 juin 2014

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L’art n’a pas les mêmes vaaaaleurs ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Tout le monde connaît cette publicité pour une marque de rillettes, où une personne, dont l’huissier vidait le logement pour cause d’impayé de loyer, restait assise sur un tabouret en dégustant ses rillettes et en disant d’un ton snob : « Nous n’avons pas les mêmes vaaaaleurs ! ».

Hier soir au Centre associatif de la Croix-Rousse, rue Denfert Rochereau à Lyon, nous avons, au contraire, pu affirmer que nous avons les mêmes valeurs que révèlent les artistes « de passage » de cette extraordinaire réalisation lyonnaise qu’est le Foyer Notre Dame des Sans Abris. Notre Dame des Sans Abris, structure incontournable du monde social et associatif lyonnais, héberge des centaines de personnes à la rue depuis plus de soixante ans, mais en ne se contentant pas du toit ... qui n'est qu'un accessoire, bien indispensable cependant, du TOI.

Comme chaque année j’y étais allé en voisin, et au titre du Conseil de Développement du Grand Lyon qui soutient leur action, avec mon petit-fils, Meilik, dont l’école est contiguë du centre associatif.

Comme nous tous, Meilik, huit ans, a pu admirer ces peintures dont je vous fournis ci-après deux exemples, il a pu, surtout, discuter avec l’une de ces personnes qui ont un long parcours de vie à la rue et il a mieux compris leur combat pour être acceptés dans des lieux où leurs chiens puissent rester avec eux ! Le respect à leur porter ne passe-t-il pas par cette revendication élémentaire consistant à garder auprès d’eux leur vrai compagnon de vie ?

En regardant ce qu’ils peignent, nul ne peut savoir leur vie douloureuse, si ce n’est par la densité d’émotion que leurs toiles expriment.

Regarder leurs œuvres, me ramène immédiatement à mon billet d’avant-hier sur ces trois valeurs qui sont notre devise républicaine et qui ne sera jamais pour moi une « pensée unique », avec ce que cela comporte de méprisant, mais une « richesse commune » que je souhaite partager et approfondir sans limite.

Au moment où les intermittents du spectacle se battent pour sauver notre culture, il est bon de rappeler que beaucoup d’entre eux, aussi, vivent dans la misère pour nous enrichir de leur art qu’ils nous offrent.

Jean-Paul Bourgès 12 juin 2014

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